Aujourd’hui se sont tenus deux conseils municipaux. En raison de l’absence d’un quorum lors du précédent conseil municipal du 27 avril, les deux délibérations ont été exposées ce matin lors d’une première séance en présence de 11 élus. Une pensée pour Jean-Marie Désandré, qui nous a quittés il y a quelques jours et qui a été pendant plus de 20 ans au damage pour la Régie des Pistes, a été adressée par l’ensemble du conseil municipal.
Le premier point abordé par le troisième adjoint Damien Rivollier portait sur la fixation des tarifs d'accès au bike park pour la saison estivale 2026 dont la désignation de Val d'Isère Tourisme comme opérateur de commercialisation et autorisation de signer la convention « été piétons et VTT » pour 2026. Depuis 2018, à la suite de la décision de la commune de Tignes de rendre payant l'accès à son Bike Park commun, la commune a instauré une tarification pour l'accès au Bike Park par engin terrestre non motorisé (VTT, VTTAE), tout en maintenant la gratuité d'accès aux remontées mécaniques pour les piétons. Cette orientation, délibérée par le conseil municipal en 2019, 2021 et 2024, est reconduite pour la saison 2026. L'exploitation des remontées mécaniques est confiée à la société Val d'Isère Téléphériques (STVI) dans le cadre d'un contrat de délégation de service public (DSP) depuis le 12 mai 1982. La convention « été piétons et VTT » du 15 mars 2013, qui organisait la gratuité d'accès aux trois remontées mécaniques estivales (Solaise/Borsat/Olympique), prévu par l’avenant 9 de 2014 au contrat, en contrepartie d'une augmentation tarifaire hivernale consentie à la STVI, est venue à échéance en 2017. L’avenant n° 12 de 2023 a maintenu cette gratuité contre le renouvellement du mécanisme d'augmentation tarifaire hivernale jusqu’en 2032, échéance du contrat. Val d'Isère Tourisme, SEM gestionnaire de l'office de tourisme communal, est liée avec la commune par une convention d'objectifs dont l'objectif n° 3 lui confie explicitement, pour la saison estivale, l'exploitation et l'entretien du 22 avril. Bike Park ainsi que la mise en commercialisation des activités et le développement d'un pass d'activités (convention signée le 19 décembre 2025). L'ensemble des recettes d'exploitation de la vente de forfait du Bike Park est affecté à l'amélioration et au développement de l'offre via un compte d'exploitation dédié de Val d'Isère Tourisme, en conformité avec les objectifs de ladite convention d'objectifs. Le cadre de ce partenariat entre Val d'Isère Tourisme, la STVI et la commune fera l'objet d'une convention « été piétons et VTT » pour la saison 2026. La tarification proposée pour la saison 2026, arrêtée en concertation avec Val d'Isère Tourisme et la commune de Tignes dans le cadre du Bike Park commun Val d'Isère - Tignes, maintient la gratuité pour les piétons (côté Val d’Isère uniquement) et fixe les tarifs VTT/VTTAE. La journée sera à 23 euros, la journée dans le cadre de l’offre « Bon plan du samedi », nouveauté pour cet été, à 15 euros, une montée pour uniquement Val d’Isère à 10 euros, les 6 jours à 84 euros, la saison à 168 euros, le tarif saisonnier à 84 euros, le tarif pour les personnes en situation de handicap sera à moins 50% et gratuité pour les moins de 5 ans et les plus de 75 ans. Les élus ont voté pour.
Le second point concernait l’avenant nº1 à la convention d'objectifs 2025-2026 de l’attribution d'une subvention complémentaire à Val d'Isère Tourisme au titre de la programmation culturelle de l'été 2026 et régularisation subvention dispositif « Ambassadeur ». Par délibération du 8 décembre 2025, le conseil municipal a approuvé une convention d'objectifs avec Val d'Isère Tourisme portant sur les missions déléguées à l'Office de Tourisme communal, notamment l'information, la promotion et l'animation du territoire. La commune assure, en lien avec la CCHT, la programmation culturelle estivale, il est proposé d'en confier l’organisation pour l'été 2026 à Val d’Isère Tourisme, conformément à sa compétence d'animation et de promotion territoriale. Cette programmation culturelle comprend plusieurs événements répartis entre juin et août : le Festival des Hautes Envolées, une représentation du Barbier de Séville dans le cadre du Festival des Arcs, la manifestation « Les Jours Heureux » ainsi qu'une soirée Jazz Manouche avec le Barcelona Gipsy Balkan Orchestra. À ces événements s'ajoute la location d'infrastructures scéniques indispensables à leur organisation : un chapiteau de 20 × 20 mètres, des pagodes 15 × 5 mètres pour les buvettes et une scène au lac de l'Ouillette. L'ensemble de ces dépenses représente un montant total de 48 000 euros, se décomposant en 12 000 euros au titre de la programmation culturelle et 36 000 euros au titre de la location des infrastructures scéniques. Par ailleurs, dans la convention initiale, un montant de 31 890 euros correspondait dans le budget prévisionnel de Val d’Isère Tourisme au dispositif «Ambassadeurs » pour la saison 2025-2026, couvrant la présence d'agents d'accueil en gare routière et sur l'aire de chaînage lors des épisodes neigeux. Au terme de la saison, le coût réel du dispositif s'est établi à 14 288 euros, en raison de conditions d'enneigement, d'une meilleure maîtrise des coûts et du recours ponctuel à des agents de la SEM. Le solde non consommé de 17 602 euros vient en déduction de la subvention complémentaire, portant le versement net au titre du présent avenant à 30 398 euros. Il a été proposé au conseil municipal d'attribuer cette subvention complémentaire à Val d'Isère Tourisme et d'approuver l'avenant n°1 à la convention d'objectifs, lequel précisera les objectifs assignés, les modalités d'utilisation des fonds, les conditions de versement ainsi que les obligations de justification incombant à Val d'Isère Tourisme. Le conseil municipal a voté pour.
La seconde séance faisait l’objet de trois points en présence de 14 élus. Le maire a exposé le premier point sur la validation des engagements et des actions à engager dans le cadre de la candidature de la commune de Val d'Isère à l'inscription sur la carte des sites de compétitions des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver Alpes françaises 2030. Le COJOP et Val d'Isère ont convenu qu'une candidature de la commune à une inscription à la carte des sites des Jeux Olympiques et Paralympiques 2030 nécessite, en amont, de garantir le respect de certains engagements essentiels à la réussite du projet. Dans ce contexte, le COJOP et la commune de Val d'Isère souhaitent, par le biais d'une lettre d'intention conjointe, formaliser les engagements respectifs ainsi que les actions à entreprendre suivantes. La confirmation de la candidature de Val d'Isère à l'organisation des épreuves techniques de ski alpin femmes et hommes des JOP 2030, le versement par la commune d'une participation financière au COJOP 2030, équivalente au budget alloué à l'organisation du Critérium de la Première Neige pour un montant minimum d'un million cinq cent mille euros, dans la mesure où cet événement ne pourra être tenu lors de la saison de coupe du monde de ski alpin 2029-2030 organisée par la Fédération internationale de ski, mais aussi la confirmation que les sites de la Face de Bellevarde et de la Joseray seront, d'une part, mis à disposition du COJOP à titre gratuit pour l'organisation des épreuves de ski alpin des JOP 2030, et, d'autre part, répondront aux critères d'homologation déterminés par le CIO et la Fédération internationale de ski, sans surcoûts pour le COJOP, la conception, la construction et le financement du bâtiment « Face-à-Face » par la commune, dans le respect des exigences calendaires et fonctionnelles du COJOP permettant la bonne tenue et la bonne organisation des JOP et enfin l'autorisation donnée au maire, en cas de sélection de la candidature de la commune par le COJOP, de négocier et signer une convention avec le COJOP encadrant les modalités d'accueil des JOP 2030. Le maire a souhaité faire un point. « Les choses ont l'air de s'accélérer. Il y a déjà beaucoup de travail qui a été mené en amont. Il faut savoir qu'il y a eu des réunions quotidiennes avec des rendez-vous officiels les 23 et le 30 avril et le prochain est le 12 mai sur le terrain avec le service technique du COJOP. On attendra cette fameuse date du 27 et du 30 juin qui définira d'une manière définitive les sites retenus pour les Jeux Olympiques et Paralympiques d'Hiver de 2030. On a de nombreux échanges constructifs avec Fabrice Pannekoucke et Edgar Grospiron. On est en train de sortir de cette période de flou et ça commence à devenir intéressant. Et l’on peut compter sur les soutiens, qu'on ne peut pas épargner, de Michel Barnier et de Jean-Claude Killy. » Patrick Martin a souhaité prendre la parole au sujet des finances et du Critérium de la Première Neige en souhaitant garder volontairement son micro fermé. Xavier Mattis lui a répondu, « D'une année sur l'autre, on n’accueille pas les mêmes disciplines, hommes ou femmes, et ils se sont laissés la possibilité en 2029 si l’on avait les deux cumulés ou pas et sur deux sites différents. C'est pour ça qu'il y a un flou autour du million et demi. » Le maire sortant a souhaité savoir quand la somme devrait être versée. Le maire actuel lui répond, « ce sujet n'a pas été abordé et sera sûrement mentionné dans la charte de responsabilité qui est plutôt dans le sens de l'organisation de l'accueil, nous n'avons pas de calendriers par rapport à ce million et demi. » L'élu de l'opposition a également voulu avoir plus de connaissances sur les projets de travaux ou non pour la piste Joseray. Xavier Mattis répond de nouveau. « Tu as raison, aujourd'hui elle est homologuée jusqu'en 2027. On souhaite la pousser. Tu le sais aussi, parce que tu as participé, nous aurons une somme à hauteur de 400 000 euros pour le renouvellement des filets sur la Joseray. Nous sommes partis sur la base où on livrerait la piste homologuée en 2027 avec la possibilité d'une expansion de l'homologation et que, s'il y avait un surplus de demandes avec la FIS, ce serait à discuter avec le COJOP. Si les JO d'Hiver étaient prévus pour 2027, on pourrait les réaliser sur la Joseray et la Face pour les hommes et les femmes. » Patrick Martin évoque à présent le bâtiment du Face à Face sur le calendrier de sa livraison avant les JO d'Hiver de 2030. Xavier Mattis reprend la parole. « Damien Rivollier te détaillera l'aspect technique si tu le souhaites. Pour le calendrier, bien évidemment que le bâtiment sera livré en septembre 2029. » Patrick Martin a ensuite voulu remercier personnellement Pauline Caer qui a supervisé le dossier. Xavier Mattis a annoncé que, de manière provisoire, le relais est repris par le Club des Sports jusqu'à minima fin juin. L'ensemble des élus ont voté pour ce point.
Le point suivant a été rapporté par le troisième adjoint Damien Rivollier. Il s’agit de la désignation des membres du comité de suivi DSP Stationnement hors voirie. La commune de Val d'Isère a confié à la société SAGS la délégation de service public du stationnement hors voirie par contrat en date du 7 août 2017, courant jusqu'en 2029. Il est par ailleurs précisé que la société SAGS a fait l'objet d'une cession de 100 % de son capital au profit de la société Q-Park France. Afin d'assurer le suivi de cette DSP, il convient à la municipalité de désigner des élus chargés du suivi régulier de l'exécution du contrat, réunis en comité de suivi. Cette désignation permet d'assurer un contrôle continu du délégataire, un dialogue constructif et une gestion transparente du service public. Le renouvellement du conseil municipal a nécessité de désigner trois membres titulaires parmi les conseillers municipaux en considérant que le maire préside ce comité. Les trois membres désignés sont Laura Bellagamba, Damien Rivollier et Fabien Hacquard.
Le dernier point concernait la désignation des membres du comité de suivi DSP Centre Aquasportif, CHO et Patinoire. La commune de Val d'Isère est liée à la SEM SOGEVALDI par trois contrats de délégation de service public dont le contrat portant sur l'exploitation du Centre Aquasportif (CAS), signé le 23 août 2023 et valable jusqu'en 2030, le contrat portant sur l'exploitation du Centre des Congrès Henri Oreiller (CHO), signé le 8 juillet 2021 et valable jusqu'en 2027 et le contrat portant sur l'exploitation de la Patinoire Les Lèches (PAT), signé le 8 juillet 2021 et valable jusqu'en 2027. Chacun de ces contrats prévoit un comité de suivi, chargé du suivi régulier de l'exécution du contrat et se réunit à minima deux fois par an. À la suite du renouvellement du conseil municipal, il est nécessaire de désigner des membres titulaires et suppléants parmi les conseillers municipaux pour siéger au comité de suivi commun à ces trois DSP. Trois membres ont été désignés par le conseil municipal. Il s’agit de Damien Rivollier, Laura Bellagamba et Patrick Martin.
L’ordre du jour s’est épuisé et a laissé place aux questions diverses. Le maire a souhaité répondre à une problématique relevée par Véronique Pesenti-Gros lors du précédent conseil municipal. « Par rapport au refuge sur la tête de Solaise, elle avait relevé des problématiques techniques et par rapport à la signature Loi Montagne. » Damien Rivollier a pris la parole pour exposer les faits. « Pour reprendre l'historique, ça a été créé, il me semble, en 2017, via le financement de Monsieur Covarel. La rénovation de la conduite d'eau et des réseaux de communications, fibres optiques, qui a été portée au début par lui à 100%, avant de garder une part de 40%, la STVI une part de 40% et la mairie d’une part de 20%. De là, Monsieur Covarel a aussi acheté les deux pompes pour monter l'eau et qui ont été mises en exploitation à la STVI, Pierre Mattis à l'époque. Le réseau d’égouts a été refait à la même période. » Le premier adjoint Jean-Christophe Moris a ensuite éclairci le sujet au niveau de la Loi Montagne. « Ce qui avait été relevé effectivement c'était que le refuge et le restaurant étaient fermés et n'allaient pas jusqu'au bout de la saison. Cela nous a interpellés et l’on a fait des recherches que ce soit dans le bail emphytéotique qui a été donné à cet exploitant. En ce qui concerne la Loi Montagne, aucune obligation n'a été inscrite dans ces deux documents. C'est dommage, car elles ont été votées en 2017 à l'unanimité par vous-même et c'est dommage que rien n'ait été inscrit à ce moment-là dans la convention. Le restaurant installé sur le domaine public a une obligation d'ouverture et de fermeture aux dates décidées par le conseil municipal. Là, il n'y a rien de précis donc on va dire entre guillemets qu'on est sur la bonne volonté de l'exploitant. Ça m'a surpris que vous votiez contre ce qui a été proposé lors de l'ordre du jour. On ne parlait pas dans cette délibération de problèmes d'alimentation d'eau, d'égout, de durée d'ouverture, on parlait juste d'une modification de la convention Loi Montagne juste pour rattacher ces 500 mètres carrés qui ont été construits et qui n'était pas prévu dans le programme et ni inclus dans la Loi Montagne initiale. Le but a été de voter pour rattacher ces 500 mètres carrés afin qu'ils ne soient pas dissociés de l'établissement. Pour les dates d'ouvertures, le propriétaire a pris l’engagement. » Patrick Marti a annoncé qu'il transmettrait les informations à Véronique Pesenti-Gros en ajoutant. « Si l’on régularise, c'est que quelqu'un a tenté de tricher et il faut quand même se le dire. Et bien, c'était peut être l'occasion de lui dire de signer tout de suite, mais tant mieux si vous avez eu les engagements de sa part. On verra si dans l'année il suit et le but c'est que cela reste ouvert tard. Cette année, c'était vraiment fermé tôt, je crois vers le 12 avril. »
La prochaine séance, initialement prévue le jeudi 4 juin, a été reportée le vendredi 5 juin à 8h30 dans la salle du Conseil à la Maison Marcel Charvin.