Aujourd’hui s’est tenu le conseil municipal du mois d’octobre en présence de 13 élus. Avant de débuter la séance, le maire a annoncé deux décès, dont Bertrand Larrera de Morel et Michel Wehrung. Le procès-verbal du conseil municipal du 3 septembre a été approuvé, dont les cinq décisions prises par le maire avant l’ordre du jour. Fabien Hacquard a fait deux remarques sur le fait que le Directeur Général des Services sera chargé de l'exécution du devis pour la location et de la maintenance du terminal de paiement électronique alors qu'il n'y a pour le moment personne à ce poste et que le contrat n'est pas en annexe. Le maire a expliqué qu'il s'agira d'Alain Farine, le Directeur de Cabinet et a ajouté que les atterrissages sur la DZ deviendront payants à partir du mois de décembre. L'élu a répondu que c'était une bonne nouvelle avant d'évoquer les contrats de déneigements, dont la problématique du rond-point des Pistes et du Joseray, et quels seront les moyens pour la reprise du contrat de déneigement par la commune. Le maire a expliqué que quatre postes ont été pourvus avec deux machines supplémentaires de louées.
Le premier point a été abordé par Xavier Mattis au sujet du groupement de commandes relatif à la passation d'un marché d'acquisition de forfaits de ski pour la saison 2026-2027. Dans la perspective d’acquérir des forfaits de ski auprès de l’exploitant du domaine skiable de Val d’Isère, la Société Téléphériques de Val d’Isère (STVI), pour la saison hiver 2026/2027, Val d’Isère, le CCAS de Val d’Isère et la SEM SOGEVALDI souhaitent constituer un groupement de commandes, conformément aux articles du Code de la Commande Publique, dans l’intérêt commun de diminuer les coûts par un achat en volume pour ce marché. La convention de groupement de commandes prévoit que le coordonnateur de ce groupement sera la commune. Le coordonnateur effectuera l’ensemble des démarches procédurales nécessaires jusqu’à la notification du marché, ainsi que la centralisation des commandes de forfaits de ski, la réception et le règlement de l'ensemble des factures émises par la STVI et la refacturation à chaque membre du groupement des prestations qui le concernent, selon les quantités effectivement commandées et les tarifs prévus au marché. Le marché sera passé conformément aux dispositions de l’article du Code de la commande publique, sous la forme d’une procédure négociée sans mise en concurrence en raison de la situation d’exclusivité du prestataire. En effet, les forfaits de ski permettant l'accès au domaine skiable de Val d'Isère ne peuvent être délivrés que par la société STVI (Société des Téléphériques de Val d'Isère), exploitant du domaine skiable et gestionnaire des remontées mécaniques de la station de Val d'Isère. Cette société assure l'exploitation et la commercialisation des titres d'accès aux remontées mécaniques du domaine skiable. L'exclusivité est à la fois technique, dans la mesure où l'accès aux installations de remontées mécaniques et au domaine skiable de Val d'Isère est assuré par un système de contrôle, de billetterie et de gestion exploité exclusivement par la STVI. Aucun autre opérateur économique n'est en mesure de fournir des titres donnant accès à ces équipements. Et à la fois juridique, dès lors que la STVI dispose seule des droits d'exploitation et de commercialisation des forfaits de ski lui permettant de délivrer les titres d'accès au domaine skiable dont elle assure la gestion. Aucun autre prestataire ne bénéficie des autorisations ou droits nécessaires pour émettre ou vendre des forfaits équivalents donnant accès aux remontées mécaniques de Val d'Isère. Véronique Pesenti-Gros a évoqué une coquille qui sera rectifiée. Les élus ont voté pour ce point.
Le second point portait sur l'avis de la demande de dérogation au repos dominical pour la société Salomon. Par courriel en date du 28 juillet, la Société SALOMON a sollicité la Préfecture de Savoie pour obtenir une dérogation concernant l’obligation de repos dominical, selon l’article du Code du travail pour quatre dimanches pour des événements se déroulant sur quatre communes. Par mail en date du 24 août, la préfecture a demandé l’avis du conseil municipal pour répondre favorablement ou non à cette demande, conformément aux dispositions de l’article du Code du travail. La notion de zone touristique, comme prévu par le Code du travail, ne doit donc pas être confondue avec la dénomination de commune touristique ou avec le classement en station de tourisme, ces dispositifs relèvent de régimes juridiques distincts et répondent à des objectifs différents. L'ensemble des élus ont voté en faveur de ce point.
Le troisième point concernait l'adhésion de la commune de Val d'Isère à l'association Territoires d’Événements Sportifs et l'approbation de la cotisation annuelle correspondante. Station de renommée internationale, Val d'Isère accueille régulièrement des compétitions sportives majeures et participe pleinement au rayonnement sportif de la montagne française. À l'approche des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver des Alpes françaises 2030, la commune est directement concernée par les enjeux liés à l'organisation, à l'accueil des publics, à la mobilité, à la sécurité, à l'héritage territorial et à la valorisation de son attractivité. Dans cette perspective, la commune a l'intérêt de rejoindre l'association Territoires d'Événements Sportifs (TES), réseau national regroupant les collectivités impliquées dans l'accueil d'événements sportifs internationaux et dans le développement du sport professionnel. Créée afin de représenter les collectivités auprès des organisateurs de grands événements sportifs, l'association est aujourd'hui reconnue comme un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, des fédérations sportives et des comités d'organisation. L'association a notamment accompagné les collectivités hôtes de la Coupe du Monde de Rugby 2023 et des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Les missions de l'association consistent notamment à favoriser les échanges d'expériences entre collectivités accueillant des événements sportifs, défendre les intérêts des territoires auprès des organisateurs et des institutions nationales, mutualiser les connaissances et les outils nécessaires à la préparation et à l'organisation d'événements, mais aussi de promouvoir les démarches de développement durable et d'héritage des grands événements, évaluer les retombées économiques, sociales et environnementales pour les territoires hôtes et renforcer le rôle des collectivités dans la gouvernance des manifestations sportives. Dans le cadre de la préparation des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2030, l'association prévoit la création d'un collège dédié aux Alpes 2030, réunissant les collectivités concernées afin de coordonner leurs actions, partager les retours d'expérience issus de Paris 2024 et porter collectivement les attentes des territoires auprès des organisateurs. L'adhésion à cette association permettra à Val d'Isère de participer aux travaux préparatoires des Alpes 2030 aux côtés des autres collectivités concernées, d'accéder à un réseau national d'expertise sur l'organisation des grands événements sportifs internationaux, de bénéficier d'outils de veille et d'accompagnement sur les enjeux opérationnels, financiers et environnementaux, mais également de contribuer aux réflexions relatives à l'héritage territorial des Jeux, de valoriser l'expérience et le savoir-faire de Val d'Isère en matière d'accueil de compétitions sportives de haut niveau et de renforcer la visibilité de la commune au sein des réseaux nationaux du mouvement sportif. Compte tenu des enjeux majeurs que représentent les Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2030 pour le territoire, cette adhésion constitue une opportunité de renforcer la préparation de la commune et de participer activement aux travaux collectifs des territoires hôtes. Conformément aux statuts de l'association, chaque collectivité adhérente doit désigner un représentant titulaire et un représentant suppléant appelés à siéger dans les instances de l'association. Véronique Pesenti-Gros a demandé s'il y avait de nouveaux éléments sur l'organigramme du COJOP. Xavier Mattis a confirmé que la présidence est assurée en intérimaire par le Directeur Général Vincent Roberti et que le poste de Président sera pourvu d'ici la semaine prochaine avec dix candidatures spontanées. Le maire a annoncé que la commune est dans l'attente d'un référent pour le cluster de Val d'Isère. L'élue a également demandé ce qu'il en était sur le bâtiment du « Face à Face ». Le maire a expliqué qu'ils sont sur les derniers réglages techniques pour un dépôt de permis à l'automne et une réalisation au printemps. Il a également rappelé qu'une réunion publique d'information par le COJOP se tiendra le jeudi 8 octobre à Val d'Isère. Les élus ont voté pour.
Le maire a donné la parole à sa quatrième adjointe, Laura Bellagamba, pour présenter la stratégie de développement durable et en a profité pour remercier l'ensemble des services. Les territoires de montagne sont aujourd'hui confrontés à des transformations profondes qui interrogent leur modèle de développement et leur capacité d'adaptation à long terme. Dans le même temps, les attentes sociétales évoluent, les pratiques touristiques se diversifient et les exigences en matière de transition écologique invitent les collectivités à repenser leurs politiques publiques afin de concilier attractivité, qualité de vie et préservation de leur environnement. Au-delà des seuls enjeux climatiques, les territoires de montagne doivent également répondre à des défis sociaux et économiques majeurs. Le maintien d'une population permanente, l'accès au logement pour les habitants et les travailleurs, la préservation des services du quotidien, la diversification des activités économiques ou encore la capacité à maintenir un haut niveau d'attractivité constituent autant de conditions nécessaires à un développement équilibré et durable. Dans ce contexte, les collectivités locales occupent une place centrale. Par leurs compétences, leurs investissements et leur capacité à fédérer les acteurs du territoire, elles disposent des leviers nécessaires pour accompagner les transitions en cours et préparer l'avenir. Elles ont la responsabilité de construire une vision de long terme permettant de préserver les ressources naturelles, de renforcer la résilience du territoire et de garantir un cadre de vie de qualité pour les générations actuelles et futures. La commune de Val d'Isère a souhaité se doter d'une stratégie de développement durable à l'horizon 2040. Cette stratégie vise à définir une trajectoire claire et partagée permettant d'accompagner les évolutions du territoire tout en confortant ce qui fait sa singularité : un village de montagne vivant, habité et dynamique, adossé à un patrimoine naturel exceptionnel et reconnu internationalement pour son excellence sportive et touristique. La stratégie a été construite avec les élus, services municipaux, habitants, acteurs économiques et partenaires institutionnels. Elle fixe une vision à l’horizon 2040 : « Un village vivant au cœur d’une montagne d’avenir ». Val d'Isère entend préserver et renforcer sa qualité de village habité en toutes saisons. Dans un territoire soumis à une forte attractivité touristique et à une pression foncière importante, le maintien d'une population permanente, diversifiée et active constitue une condition essentielle de son équilibre social et économique. La commune souhaite ainsi agir en faveur d'un accès au logement adapté aux besoins des habitants et des travailleurs, renforcer les solidarités, favoriser l'implication citoyenne et garantir un haut niveau de services à la population. Cette ambition s'accompagne d'une attention particulière portée à la qualité de vie, à l'accès à la culture, aux loisirs, au sport, ainsi qu'à la valorisation du patrimoine historique et identitaire qui participe à l'âme du village. À travers ce premier pilier, Val d'Isère réaffirme sa volonté de demeurer un territoire vivant, attractif et accueillant pour toutes les générations. Le patrimoine naturel de Val d'Isère constitue à la fois une richesse collective, un support d'activités économiques et un héritage à transmettre aux générations futures. La commune souhaite poursuivre et renforcer les actions déjà engagées en faveur de la préservation des milieux naturels, des paysages et des ressources. Cette ambition se traduit par une gestion raisonnée de l'eau et des espaces naturels, par l'amélioration continue des performances énergétiques du territoire, par le développement des énergies renouvelables lorsque les conditions le permettent, ainsi que par une réduction des déchets. L'économie touristique demeure un moteur essentiel du développement de Val d'Isère. Toutefois, les évolutions environnementales, sociétales et économiques imposent d'anticiper les mutations à venir et de renforcer la résilience du territoire. La stratégie communale vise ainsi à encourager la diversification des activités économiques, soutenir les initiatives locales créatrices de valeur et favoriser le développement de circuits d'approvisionnement plus courts et plus durables. Elle entend également accompagner les entreprises dans leurs démarches de transition écologique et sociale et renforcer leur capacité d'adaptation face aux évolutions du contexte économique. En parallèle, la commune poursuivra la diversification de l'offre touristique afin de conforter l'attractivité du territoire tout au long de l'année, en s'appuyant sur les atouts naturels, sportifs, culturels et patrimoniaux de la station. Val d'Isère est également reconnue au niveau international pour son excellence sportive, son domaine skiable et sa capacité à accueillir de grands événements. Forte de cet héritage, la commune entend construire un modèle de montagne innovant, durable et exemplaire. Ce quatrième pilier vise à valoriser les retombées des grands rendez-vous sportifs et des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2030, à encourager l'innovation dans les domaines de la mobilité, des services et des activités touristiques. La stratégie « Val d'Isère 2040 : un village vivant au cœur d'une montagne d'avenir » constitue une feuille de route collective destinée à guider l'action publique et à accompagner les évolutions du territoire sur le long terme. Afin de garantir sa traduction concrète dans les politiques et projets communaux, elle est déclinée en un programme structuré de près de soixante-dix actions réparties au sein des quatre piliers stratégiques. Afin de favoriser une mise en œuvre progressive et réaliste, les actions ont été organisées selon trois horizons temporels. Un premier horizon vise les actions à engager à court terme afin de consolider les initiatives déjà engagées et d'obtenir des résultats rapides sur les enjeux prioritaires du territoire (2027-2030). Un deuxième horizon correspond aux actions structurantes nécessitant des études complémentaires, des investissements ou des partenariats spécifiques (2030-2035). Enfin, un troisième horizon (2035-2040) regroupe les projets de transformation de plus long terme qui contribueront à construire la trajectoire territoriale à l'horizon 2040. Cette planification permet d'inscrire l'action publique dans la durée tout en conservant la souplesse nécessaire pour s'adapter aux évolutions du contexte réglementaire, environnemental et économique. Dans la continuité de la démarche « Flocon Vert » et des concertations qui ont permis l'élaboration de la stratégie, la commune entend maintenir un dialogue régulier avec l'ensemble des parties prenantes afin de favoriser l'appropriation des objectifs poursuivis et de renforcer la dynamique collective de transition. Cette gouvernance doit permettre de suivre l'avancement des actions, de partager les résultats obtenus et d'identifier, le cas échéant, les ajustements nécessaires à la bonne mise en œuvre de la stratégie. Dans une logique d'amélioration continue, un dispositif de suivi et d'évaluation sera mis en place. Celui-ci reposera sur un ensemble d'indicateurs permettant de mesurer l'état d'avancement des actions et les effets produits sur le territoire. Les résultats feront l'objet d'un suivi régulier et d'une restitution auprès des instances de gouvernance afin d'assurer une vision partagée des progrès réalisés. Fabien Hacquard a annoncé que l'opposition va s'abstenir sur ce point en expliquant leur positionnement à travers une lettre adressée à la majorité. « On partage l'objectif de cette stratégie qui permet aux avalins de vivre à Val d'Isère toute l'année, de préserver nos montagnes et de préparer l'avenir de la station. Ces démarches prolongent les actions engagées depuis plusieurs années avec « le Flocon Vert »: les rénovations énergétiques, les mobilités et le PLU adopté en 2025. Pour approuver cette stratégie, nous avons besoin de savoir ce qui va changer concrètement, à quelle date et avec quels moyens ? Personnellement, ma première préoccupation c'est le logement. La livraison du premier projet saisonnier innovant est prévue entre 2030 et 2035. Quelles solutions pouvons-nous apporter d'ici là aux avalins, aux salariés et aux entreprises ? Votre programme annonçait aussi une carte d'attribution Sacoval transparente. Où en est-elle ? Quand sera-t-elle présentée au conseil municipal ? Sur la vie à l'année, quelles sont vos améliorations dès 2027 pour le transport, les équipements, les services aux familles ? L'horizon 2040 doit s'accompagner de réponses aux besoins actuels. La deuxième question concerne le financement. Le dossier présente 69 actions, mais nous n'avons pas de tableau d'ensemble, de leurs coûts et de leurs financements. Je ne demande pas de tout chiffrer jusqu'en 2040, en revanche, votre programme prévoyait un plan d'investissement sur six ans. Quelles sont les priorités pour 2027, les crédits nécessaires et les engagements des partenaires ? Enfin, il faut clarifier les documents, aujourd'hui on a trois documents en annexe avec beaucoup d'incohérences. La stratégie prévoit également l'arrêt du ski d'été tandis que la convention du Pisaillas, que l'on va examiner après, prévoit encore cette activité jusqu'en 2032. Quel calendrier de transition avons-nous en commun avec notre partenaire et qu'est-ce qui est réellement prévu ? Sur le sel, c'est une bonne chose de prendre aussi l'engagement de réduire la consommation sur le déneigement, mais je suis surpris, car ce n'est pas le message que vous avez porté durant la campagne électorale. Pour mesurer notre progrès, nous devons présenter les chiffres en toute transparence même lorsqu'ils ne sont pas favorables. Je demande donc un document final cohérent, un programme pour 2027 chiffré avec des échéances sur le logement, les services et la présentation au conseil municipal d'un bilan annuel. Je souhaite sincèrement que cette stratégie réussisse. On va quand même s'abstenir, car j'attends des réponses plus précises sur ces engagements. L'ensemble des avalins devraient savoir ce qui sera fait pour eux et à partir de quand. Je vous remercie. » Laura Bellagamba a demandé s'il était possible de récupérer l'ensemble des questions de l'opposition afin de transmettre par la suite des éléments de réponses. L'opposition a accepté. Trois abstentions ont été comptabilisées.
Le premier adjoint Jean-Christophe Moris a pris à son tour la parole pour l'autorisation de l'installation d'un poste de transformation électrique provisoire sur le domaine public communal. Dans le cadre des travaux réalisés par l’UCPA, il est nécessaire de procéder à la mise en place d’un poste de transformation électrique provisoire. Cette installation a pour objectif de répondre aux besoins en alimentation électrique d’une partie du quartier, dans le cadre des travaux et aménagements en cours. Dans le cadre du dépôt d’un dossier de déclaration préalable, la société ENEDIS sollicite l’autorisation de la commune afin d’installer, à titre provisoire, un poste de transformation électrique sur le domaine public communal, le long de la rue des Leissières. Cette installation étant située sur le domaine public communal, il appartient au conseil municipal d’autoriser ENEDIS à réaliser cette opération et à effectuer les démarches administratives nécessaires à sa mise en œuvre. Afin de favoriser une meilleure intégration paysagère et esthétique du poste de transformation, une demande est par ailleurs en cours auprès du pétitionnaire afin de prévoir un habillage adapté du transformateur. Les élus ont voté pour ce point.
Le sixième point faisait l'objet de la désaffectation et le déclassement de la parcelle Dp 1 sise au lieu-dit « Le Laisinant ». Véronique Pesenti-Gros est sortie de la salle. Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de la Société SCI Chalet des Quatre Loups, à la suite de l'obtention du permis de construire délivré le 28 août 2025, d'édifier un bâtiment d'habitations, il convient de désaffecter la parcelle Dp 1 sise au lieu-dit « Le Laisinant ». La parcelle a fait l'objet d'une division parcellaire par le Cabinet GEODE Géomètres Experts à Bourg-Saint-Maurice sous le dossier en date du 16 octobre 2026. Cette parcelle n'ayant jamais été affectée à un service public, ni à l’usage direct du public, est en tout état de cause, à ce jour, désaffectée de toute activité ou de destination comme étant vacante et inoccupée. Deux abstentions ont été comptées pour ce point.
Le point suivant portait sur l'échange de parcelle entre la commune et la SCI Les Quatre Loups. La société SCI Les Quatre Loups, a été bénéficiaire, en date du 28 août 2025, d’une autorisation d’urbanisme référencée. Le projet de ce permis de construire est la construction d'un chalet accueillant deux logements. L’emprise du futur chalet se situe sur la parcelle AE 45 sise au lieu-dit « Le Laisinant » et afin de permettre la réalisation de ce projet, il convient de procéder à un échange de parcelles sises au lieu-dit « Le Laisinant » entre la commune et la SCI Les Quatre Loups. Cet échange permettra également d'obtenir une configuration plus cohérente de la voie communale qui se situe entre la Route du Laisinant et le Chemin de la Vanoise. Les frais d’actes et d’enregistrement sont à la charge de La SCI Les Quatres Loups. Véronique Pesenti-Gros n'a pas pris part au débat et deux abstentions ont été retenues.
Le huitième point était sur la constitution d'une servitude de cour commune entre la commune et la SAS Foncière PLM. La société SAS Foncière P.L.M a déposé un permis de construire le 26 juillet 2026 sur la parcelle AD 212 sise au lieu-dit « Les Lèches ». L'implantation de l'habitation est prévue sur la parcelle AD 212 attenante à la parcelle AD 557, appartenant à la commune de Val d'Isère. Afin de permettre la réalisation de ce projet tout en préservant les intérêts de la collectivité sur cette parcelle, il convient au conseil municipal de constituer une servitude de cour commune au profit de la société SAS Foncière P.L.M. Cette servitude, qui permet à la société de réaliser sept mètres carrés supplémentaires de surface de plancher, est consentie moyennant une indemnité de 42 000 euros, soit 6 000 euros du mètre carré de surface de plancher créée. Les conditions de cette servitude sont définies dans le projet d'acte. L’ensemble des frais, droits et émoluments sera supporté par la société Foncière P.L.M. Deux abstentions ont été comptées et Véronique Pesenti-Gros n'a pas participé au vote.
Le premier adjoint a laissé la parole au troisième adjoint Damien Rivollier au sujet du renouvellement de la convention relative au garage à dameuse de la Daille entre la commune et la SCI Toit du Monde. Depuis le 24 avril 2023, la commune remise ses dameuses sur la parcelle AB 65 et dans le garage qui y est implanté, propriété de la SCI Toit du Monde, sans verser de contrepartie. Cette occupation, d'abord fondée sur un accord verbal, a été formalisée par la délibération du 6 octobre 2025 et par une convention de prêt à usage conclue « jusqu'en août 2026 », date à laquelle la SCI entendait engager la démolition des garages et son programme immobilier. Par courrier du 30 août 2026, la SCI accepte une dernière prolongation pour la saison 2026-2027. Elle en fixe le calendrier (utilisation jusqu'au 15 avril 2027, enlèvement du 16 au 30 avril, libération au plus tard le 1er mai 2027), exige une obligation d'assurance détaillée, demande que le garage, construit sur les parcelles AB 65 et AB 67, soit expressément visé, et sollicite une attestation de libération à l'issue. Fabien Hacquard demande si cela est normal que la date de la convention aille jusqu'au 16 avril alors que le domaine skiable sera toujours ouvert durant cette période. Damien Rivollier a confirmé qu'il n'y aura aucun impact et que ce garage sera utilisé comme stockage cet hiver avant d'être remis au propriétaire. L'ensemble des élus présents ont voté pour.
Le dixième point concernait la convention tripartite entre la commune de Val d'Isère, la STVI et la commune Bonneval-sur-Arc. Le glacier du Pissaillas, situé à Bonneval-sur-Arc, n'est accessible en hiver que depuis Val d'Isère. La Régie des Pistes y assure donc depuis l'origine l'entretien, la sécurité et les secours. La précédente convention avait pris fin le 31 octobre 2024. Bonneval-sur-Arc a depuis confié à la STVI une nouvelle délégation de service public jusqu'au 20 juillet 2032. La convention tripartite annexée à ce contrat de DSP n'ayant pas été signée à ce jour, il est proposé d'autoriser sa signature. La convention confie à la Régie des Pistes l'entretien (hors damage), la sécurisation et l'exploitation des pistes, ainsi que les secours sur pistes et hors-pistes accessibles gravitairement. Ces missions sont financées par une redevance versée par la STVI, égale
à 4 % en hiver et 8 % en été du chiffre d'affaires des remontées mécaniques réalisé sur le périmètre de la concession de Bonneval-sur-Arc. La convention est conclue sans mise en concurrence, la Régie des Pistes étant le seul opérateur en mesure d'intervenir. Véronique Pesenti-Gros a demandé ce qu'il en était du ski d'été à l'horizon 2032. Damien Rivollier a expliqué que l'idée serait de partir sur un ski de printemps avec des discussions déjà en cours avec des Clubs des Sports de différentes stations et que l'objectif est de proposer une offre de ski de printemps jusqu'à la fin de l'enneigement. Les élus ont voté pour ce point.
Le maire a excusé sa quatrième adjointe Laura Bellagamba qui a dû s’absenter avant la fin de la séance pour un audit ce matin au sujet du label « Flocon Vert ».
Damien Rivollier a présenté les tarifs des secours de la Régie des Pistes et de la Sécurité pour la saison 2026-2027. En vue de l’avis du Conseil d’exploitation de la Régie des Pistes en date du 22 septembre 2026 et en vue de l’article 54 de la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité qui autorise les communes à exiger des intéressés ou de leurs ayants droit le remboursement total ou partiel des frais de secours qu’elles ont engagé à l’occasion d’accidents consécutifs à la pratique de toutes activités sportives ou de loisir, en particulier le ski alpin, nordique, de randonnée, le parapente ou la raquette ainsi que toute discipline de glisse sur neige assimilée telle que le monoski, le surf et autre, connue ou non encore connue et à venir, il est proposé une augmentation des tarifs de secours de 4 % pour la saison 2026-2027 et la période du ski d’été. Le montant sera de 250 euros sur le front de neige et jusqu'à 1 210 euros en hors-piste et sur les pistes fermées et 471 euros pour le ski d'été. Les tarifs de secours lors d’un secours héliporté médicalisé ou non seront entre 173 euros et 1 129 euros et 384 euros pour les secours au Pisaillas l'été. Le tarif du transport en ambulance sera à hauteur de 178 euros hormis les secteurs de randonnée Brinzei et Solaise qui seront respectivement à 519 euros et 696 euros. Le tarif de raccompagnement en scooter sera de 75 euros, en traîneau de 121 euros et en remontées mécaniques de 75 euros. Enfin, les tarifs de secours sans transport en ambulance seront entre 75 euros et 1 032 euros et 293 euros pour le secours en été. Le conseil municipal a approuvé les tarifs de secours pour la saison 2026/2027.
Le douzième point était également sur les tarifs des pisteurs, des chauffeurs et des engins de la Régie des Pistes pour la saison 2026-2027. Le Conseil d’exploitation de la Régie des Pistes réuni le 22 septembre 2026 a validé les tarifs suivants pour la saison 2026-2027 et printemps, été automne 2027. Le tarif horaire des pisteurs et des chauffeurs sera de 56,20 euros hors taxe, soit une augmentation du tarif de 2%. Le tarif pour l'encadrement des activités sur le domaine skiable augmentera de 3%. Pour les tarifs d’engin, il n'est pas prévu d'augmentation pour la mini pelle et la pelle CAT afin de se rapprocher des tarifs pratiqués par les entreprises privées, l'augmentation des autres tarifs sur la base de l’indice BTP TP01 de mai 2024 soit 3,76% et de prendre un compte la hausse des tarifs du HVO soit une augmentation moyenne de 5,75% et d’augmenter le tarif horaire des chauffeurs de l’hiver de 2%. Les élus ont voté pour ce point.
Le treizième point concernait la décision modificative nº1 du Budget annexe de la Régie des Pistes et de la Sécurité. La décision modificative n°1 de 2026 de la Régie des Pistes et de la Sécurité, examinée par le conseil d’exploitation de la régie réuni le 22 septembre 2026, se présente ainsi : le total en fonctionnement est de 73 026 euros et en investissement de 72 334,31 euros. Les élus ont voté en faveur de ce point.
Le dernier point portait sur l'agrément d'une hélisurface pour le PIDA en hélicoptère. La Régie des Pistes et de la Sécurité de Val d’Isère sollicite auprès de la préfecture de la Savoie, comme chaque année à la même période, une autorisation d’agrément d’une hélisurface dans le cadre de la mise en œuvre du P.I.D.A. La préfecture demande, préalablement à la délivrance de cette autorisation, la délibération du conseil municipal concernant cette hélisurface. L’hélisurface est située sur le territoire communal de Val d’Isère, au lieu-dit « La Daille », rive gauche de l’Isère. Aucun bâtiment habité n’est situé à l’intérieur d’un rayon de 100 mètres. À l’occasion de chaque utilisation, les dispositions suivantes seront respectées : les axes d’approche et de dégagement ne survoleront ni habitations, ni remontées mécaniques, ni pistes de ski (alpin ou fond) ouvertes au public. La plate-forme sera interdite au public dans un rayon de 100 mètres pendant toute la durée des opérations. Le conseil municipal a voté pour.
L'ordre du jour a été épuisé et a laissé place aux questions diverses. Fabien Hacquard a souhaité évoquer la Sacoval. « On n’a aucun conseiller de l'opposition autour de la table et l’on n'est pas vraiment informé. Est-ce qu'on pourrait avoir prochainement un rapport d'activités de la Sacoval pour l'année passée ? Il semblerait également que le programme des Circes a été modifié, notamment au niveau de la toiture avec un changement par des bacs aciers. Je voulais avoir la confirmation, et si c'est le cas, je trouverai cela dommage. Jean-Christophe Moris a confirmé qu'il n'y avait pas de modification prévue et que les travaux sont suivis et « dans les clous ». « Effectivement, il y a une modification que j'ai actée au niveau de la toiture. Lorsque le permis avait été déposé, il était prévu une toiture en lauze. Il s'est avéré, après réceptions des devis, qu'il y a une moins valu au niveau de la construction de plus de 300 000 euros. Ce qui est une somme très importante et qu'il m'a semblé, après avoir fait des photos aériennes pour voir l'impact de la toiture en visuel, que le bâtiment sera haut et qu'on ne la verra pas lorsqu'on est piéton et que l'environnement et les bâtiments autour sont déjà en bac acier. J'ai préféré m'orienter sur une toiture en bac acier, pourquoi ? Parce que cela allège le coût global de la construction et ce qui va nous permettre d'avoir des emprunts moindres et donc des remboursements moindres et par conséquent des loyers moins élevés pour les futurs locataires. On aurait pu se dire que les toitures en lauze c'est très bien, mais n'oublions pas que nous sommes dans des logements permanents sociaux et que le but c'est qu'une majorité de personnes puissent accéder à ces logements. » Ingrid Tholmer intervient. « Si j'en crois votre réponse, vous êtes le seul à avoir pris la décision ? » Le premier adjoint confirme. « Oui, en tant que Président, et je l'assume complètement. Je vous rappelle que la Sacoval est une société indépendante de la mairie. J'ai pris la décision en consultant, bien sûr, les autres membres du conseil d'administration et la mairie n'a pas à donner son avis, si ce n'est dans le cadre du permis de construire. »
Fabien Hacquard a également fait une remarque sur la gestion du parking des Coves 2 avec la présence des véhicules de chantiers sur ce parking et qui empêchent par conséquent le stationnement des résidents. Jean-Christophe Moris a expliqué qu'il en est conscient et qu'un aménagement est prévu avec un système de barriérage à partir de cet hiver.
La prochaine séance du conseil municipal se tiendra le jeudi 5 novembre à 8h30 dans la salle du Conseil à la Maison Marcel Charvin.