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On le sait, le réchauffement modifie sensiblement le comportement du manteau neigeux. Il n'y avait qu'à voir aujourd'hui les pentes sud pour s'apercevoir qu'en se réchauffant, elles n'hésitaient pas à déverser des masses de neige lourde. Cette neige a la particularité de ne pas aller trop loin dans la pente. Sauf quand la pente est très raide comme ce fut le cas vers 16h30 au niveau des plates de la Daille ou une plaque s'est décrochée arrivant jusque vers la partie gauche du Parking souterrain des bus et traversant en partie la route à la sortie de Val ce qui engendrait la casse d'une barrière et de panneaux de signalisation. Paul, employé à Valbus, était à ce moment-là en train de travailler avec une pelle mécanique afin de purger une tourne de neige. Ayant vu arriver l'avalanche sur son engin, il ne put rien faire que de laisser envahir sa machine laquelle se retrouvait sur un mètre de neige. Paul est un expert, il connaît les bons reflexes. Les fenêtres fermées, cette masse recouvrait intégralement la pelle mécanique sans s'immiscer dans l'habitable. Froidement, il devait appeler avec son téléphone ses collègues et les secours pour signifier qu'il était coincé dans la cabine envahie par l'avalanche et qu'il allait bien. Très vite les pisteurs, accompagnés par des personnels de Val d'Isère Téléphériques et un moniteur se mettaient en place pour sonder la neige afin de retrouver l'engin. Une fois repéré, il a fallu creuser 1 mètre pour retrouver le toit de la cabine et liberer Paul de son piège de neige. Les services de la voirie, ceux des routes du Conseil Départemental remettaient en place pendant ce temps la chaussée et les abords de la route et la Police Municipale réglait la circulation, très dense à ce moment de la journée. Cet épisode se termine d'une manière heureuse. Cédric Bonnevie, le patron de la sécurité, rappelle que ce type de phénomènes est imprévisible mais qu'ils font bien partie des aléas de la montagne dont il faut se méfier. Paul est retourné à la maison, où il devra digérer cette frayeur. En bon montagnard qu'il est, il a appris à relativiser ces évenements liés aux droits et caprices naturels de la montagne.

Benoit Launay