X (FERMER)

« Retour aux Infos Avalines


Très belle assiduité pour ce conseil d'intersaison avec 18 conseillers présents physiquement sur les 19 et 9 personnes dans le public. Conseil assez rapide d'une heure quinze, et ce malgré les 17 points à l'ordre du jour.

En introduction, le maire Patrick Martin a souhaité rendre un hommage par une minute de silence à Alexandre Cerisey, qui s'est donné la mort le 20 août dernier.

L'ordre du jour débute par le vote d'une motion en faveur de l'Eurostar. Un « vieux pieu » avoue d'emblée le maire qui explique que la société Eurostar a décidé d'annuler ses trains entre Londres et nos montagnes en prévision de la faible fréquentation attendue cet hiver. «  À nous de les faire mentir » défie le maire. Le premier adjoint Pierre Cerboneschi précise que le train ne transporte en moyenne « que » 700 personnes par semaine et que cet arrêt est plus symbolique. Gérard Mattis rappelle que l'Union s'est également positionnée pour un maintien de l'Eurostar et que le lobbying doit jouer à fond. Pour Sabine Demri, le coût environnemental de cette suppression est important. Les vacanciers devront opter pour la voiture pour venir, ce qui risque en plus de poser un problème dans les parkings. La motion est naturellement votée à l'unanimité.

Le ministère des Anciens Combattants demande un "correspondant défense" dans la commune. "Je ne connais pas parfaitement son rôle" confesse Patrick Martin, qui présente ce poste comme étant un « interlocuteur privilégié des administrés, des autorités civiles et militaires du département et de la région, sur les questions de défense. » Il propose de nommer Gérard Mattis, qui s'était porté candidat. Le conseiller de l'opposition est élu à l'unanimité.

Un point très administratif pour continuer. Il s'agit de changer certains termes inscrits dans la délégation de conseil municipal au maire et voté lors d'un conseil précédent. Dans les faits, ce vote à l'unanimité ne changer rien, il s'agissait simplement de rendre conformes le sujet voté avec les demandes des services de l'État.

Sujet plus terre à terre, avec le projet Trek Nature Grand Paradis Vanoise. Une course, organisée par le Club des Sports et qui aurait dû avoir lieu cet été, l'événement ayant été annulé en raison de la crise sanitaire. Un avenant va être signé, permettant d'organiser la course à l'été 2021 et de toucher des subventions européennes pour son organisation à hauteur de 45000€, soit le tiers du budget nécessaire à l'organisation de la course.

Le premier adjoint Pierre Cerboneschi présente ensuite les sept points suivants, avec tout d'abord la révision des tarifs à la vente du foncier communal. Le maire devait rappeler que le foncier était précieux sur la commune, et qu'il fallait en faire bon usage. Pierre Cerboneschi propose de passer de 2500€/m² à 4500€/m² le prix des terrains s'ils sont destinés à un projet immobilier et de 650€/m² à 1500€/m² pour les projets hôteliers. Pierre Roux-Mollard estime que « si on veut conserver le caractère même de notre station, avec des investisseurs locaux, [le prix au m² pour la construction d'hôtels] de 1500 me semble un petit peu élevé. » Le conseiller de l'opposition termine en disant comprendre que les prix semblent tout de même cohérents en raison de la rareté du foncier. Pierre Cerboneschi lui répond : « aujourd'hui il y a tellement peu de foncier qu'on peut imaginer que les futurs hôtels ce sera pour le moment des hôtels achetés et réhabilités. Ils ne seront pas forcément achetés avec ces 1500€ de charge foncière, mais plutôt a des valeurs de murs ou de fonds de commerce, ou les deux. » Le premier adjoint continue : « En revanche, je pense qu'il faut faire une distinction sur les hôtels de catégories moindre. Aujourd'hui on englobe les 1, 2 et 3 étoiles avec les 4 et les 5. Je pense que pourrait faire, pour les 3 étoiles, un tarif 30% moins cher soit aux alentours de 1000€. » Pierre Cerboneschi propose également de faire en sorte que le prix puisse être adapté après coup si un investisseur crée un hôtel 3 étoiles et qu'il souhaite monter en gamme quelques années plus tard. Gérard Mattis réoriente la discussion sur les travaux d'agrandissement du Club Méditerranée. Patrick Martin lui confirme avoir rencontré une responsable du Club Med' qui souhaitait débuter les travaux dès cet automne, mais que dans les faits ce ne sera pas le cas. Lors de la rencontre, Patrick Martin affirme n'avoir pas parlé des tarifs du foncier. Le fait d'acter ces prix en conseil municipal permet aussi et surtout de proposer un tarif fixe. Aussi, pour le maire, un terrain est vendu lorsque l'argent est versé effectivement à la commune. « Il y a encore aujourd'hui des bâtiments construits sur des parcelles communales dont la totalité du montant n'a pas été versée », s'étonne le maire qui continue et propose que les permis modificatifs, lorsque l'investisseur construit plus que prévu dans le permis de construire, soient limités à 10% de la surface d'origine. En cas de dépassement de cette limite, un nouveau permis de construire devrait être déposé. Gérard Mattis demande si les logements pour le personnel sont prévus dans le cadre de la construction d'un nouvel hôtel. Le maire répond que dans le cadre du nouveau PLU, cela va être « instillé, car c'est difficile de l'imposer ». Jean Paul Orange informe Pierre Cerboneschi que les modifications apportées à ce point numéro 5 durant les discussions imposent de le retirer de l'ordre du jour et qu'il faudra le revoter lors du prochain conseil municipal.


Les deux points suivants concernent le restaurant de l'Ouillette, propriété de Val d'Isère Téléphériques et qui fait partie de la liste des biens de retours qui doivent revenir à la commune à la fin de la concession en 2032. Le fait de rendre ce bâtiment avant cette date fait perdre une rente de loyer à la STVI qui demande un dédommagement dont le montant a été négocié par l'exploitant, « en minoration », précise le maire. Ces points sont votés à l'unanimité.

La vente d'une parcelle communale de 18m² au Fornet arrive ensuite sur la table. Au prix de 4500€ le mètre carré, une somme « bienvenue dans la commune », se réjouit Pierre Cerboneschi. Le premier adjoint précise que la municipalité précédente avait prévu de le céder dans le cadre de la création d'un parking. Véronique Pesanti-Gros aimerait que l'acheteur remète en état le chemin qui mène au sentier balcon, celui-ci étant « dans un état catastrophique » juge l'adjointe. Pierre Cerboneschi lui répond que l'acheteur avait déjà été sensibilisé à ce sujet. Même remarque de l'opposition et Denise Bonnevie demande quels seront les moyens de pression pour obliger cette personne à remettre le chemin en bon état. Le premier adjoint lui répond que ce n'est pas une personne de mauvaise composition, qu'il attendait surement la fin de l'été avant d'attaquer les travaux et « qu'il fait partie de ces promoteurs qui sont régulièrement dans la demande, donc c'est facile pour nous d'obtenir la réalisation de ces travaux. » Ce point est voté à l'unanimité.

Nouveau point concernant un permis de construire concernant la résidence « le Tremplin ». Les élus qui résident dans ce bâtiment ne peuvent prendre part au vote et quatre élus quittent la table. Frédéric Monneret demande un historique de la situation et Pierre Cerboneschi explique que ce bâtiment d'accession à la propriété construit par l'ancienne équipe municipale a fait l'objet de deux contentieux et que le permis de construire avait été annulé par la cour d'appel de Lyon en février dernier. Patrick Martin précise que le bâtiment est bien sûr déjà construit, mais que le permis de construire indique une hauteur inférieure de 80 cm à sa taille réelle et que le document n'était pas valide, ne respectant pas les règles construction. Déposer un nouveau permis de construire permet de régler le problème. « Il faudra changer de géomètre pour le prochain bâtiment », ironise Frédéric Monneret. Le point est voté à l'unanimité et les élus qui n'avaient pas pris part au vote reprennent leurs places.

Véronique Pesenti-Gros présente ensuite une modification du tableau des effectifs consécutive à l'embauche de trois personnes supplémentaires à la cuisine centrale. Nous en parlions en fin d'été, les élus de Tignes ont fait appel à la structure avaline pour cuisiner et livrer les repas du restaurant scolaire, augmentant sensiblement le nombre de repas produits chaque année. Pierre Roux-Mollard demande pourquoi trois embauches plutôt qu'une et si l'ensemble des frais avaient été pris en compte, notamment la livraison. Véronique Pesenti-Gros laisse la parole à Fabien Hacquard qui a pris en charge le dossier. Celui-ci répond que Val d'Isère possède déjà un véhicule de livraison, utilisé 45 minutes par jour pour les livraisons intra avalines. Dans les trois postes créés, deux concernent la cuisine et un le restaurant scolaire. Avoir signé ce contrat avec Tignes « permet des économies d'échelles sur la masse salariale aux alentours d'un euro par repas ». Le coût du service est facturé 4,80€ par repas aux bénéficiaires, mais le coût de production revient aux environs de 6,50€. Les économies d'échelles permettent de réduire ce coût d'environ 1€ par repas. Sabine Demri affirme que le CCAS de Tignes serait aussi intéressé par ce service. Le point est voté à l'unanimité. Les points 15 et 16 du conseil concernent à nouveau la cuisine centrale avec la création d'une entente intercommunale entre Val d'Isère et Tignes. Les deux communes ont signé un accord fixant le prix du repas à 6,5€ cette année, 6,8€ l'année prochaine et 7€ dans deux ans. En extrapolant sur cette entente, Gérard Mattis évoque le retour du nom « Espace Killy » pour qualifier le domaine skiable commun. Fabien Hacquard répond que cet accord ne concerne que les cantines scolaires, bien loin donc du champion avalin.

Fabien Hacquard présente deux avenants entre la commune et la SEM Sacoval qui exploite les Richardes 1 et 2. Ces bâtiments représentent 281 logements. La convention est arrivée à son terme en juillet 2019 et doit être renouvelée. La Sacoval rembourse toujours l'emprunt souscrit il y a plusieurs années qui a financé la surélévation des Richardes 1. Il reste un peu plus d'un million d'euros à rembourser, le crédit arrivera à son terme le 31 décembre 2025 et, à cette date, les bâtiments seront cédés à la commune à titre gratuit.

L'adjoint à la vie de village présente ensuite le renouvellement annuel de la convention relative à la mise en place des accompagnateurs scolaires. Ce point est voté à l'unanimité, mais le maire précise que le transport scolaire est une compétence de la région qui, dans le cas avalin, sous-traite ce service à la communauté de communes qui elle-même sous délègue à la commune.

Le dernier point n'est pas soumis au vote et n'est qu'une information et concerne la décharge de fonction de directeur général des services. « Un secret de polichinelle », estime le maire qui explique qu'Emmanuel Cordival n'exerce plus les fonctions de directeur général des services, mais qu'il en occupe toujours le titre jusqu'au 1er décembre 2020. Ingrid Tholmer demande si une embauche est prévue. Il lui est répondu que Jean Paul Orange, directeur général adjoint occupe les fonctions de DGS pour l'instant et qu'il occupera le poste de manière officielle en décembre prochain.

Dans les questions diverses, Ingrid Tholmer s'interroge sur le déplacement du service population à l'école maternelle, dans un appartement qui aurait pu être utilisé pour loger du personnel. Jean Paul Orange répond que l'ancienne municipalité avait voulu repenser la maison de Val et qu'il n'était plus pertinent d'y avoir le service population, d'où le déplacement de ce service dans des locaux disponibles à l'école, la nouvelle institutrice résidant à Tignes et n'ayant pas besoin de l'appartement. Le directeur général adjoint continue en parlant d'un projet d'agrandissement du restaurant scolaire dont les nouveaux bâtiments comprendraient des bureaux qui seraient utilisés par le service population à la rentrée des classes 2022.
Gérard Mattis fait remarquer que la convocation pour le conseil d'administration du CCAS était arrivée la veille, le dimanche, soit deux jours avant et que le délai était un peu juste. Sabine Demri abonde. L'élue en profite pour rappeler que les conseils d'administration du CCAS sont publics et que des responsables tignards "très curieux et très envieux de ce qu'on fait" seront présents.
Enfin, Dominique Maire revient sur le mot de l'opposition dans le dernier numéro du magazine 360 qui s'étonnait de l'arrêt de la Fondation. Elle parle d'un montage financier « surprenant » , les contributeurs étant pour la plupart des structures avalines comme Val d'Isère Tourisme et Vie Val d'Is. Elle parle d'un budget de 900 000€ dont 3% sont alloués au fonctionnement, ce qui est trop. Contactée par nos soins, l'élue annonce que le budget fonctionnement représentait 30% du total et non pas 3%. Elle annonce que l'ancienne responsable de la fondation était l'ancienne secrétaire du maire dont les services étaient facturés 6000€ par mois sans compter le défraiement lié à ses visites chez nous, n'habitant plus la Tarentaise. Elle conclut en affirmant que cette structure ne paraissait pas satisfaisante pour la nouvelle majorité et que les thématiques environnementales seraient prises à bras le corps par la nouvelle commission « développement durable ». Concernant l'aspect patrimonial de la fondation, l'élue vante le travail de la nouvelle archiviste municipale Manon Kempinaire. Enfin, Dominique Maire termine en annonçant la tenue cette année des journées du patrimoine à Val d'Isère, le week end des 19 et 20 septembre prochain, avec une journée réservée pour les scolaires le 18.

Pas de questions de la part du public, la séance se termine, après une heure quinze de débats.