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18 élus sur 19 ont participé ce lundi matin au conseil municipal de ce mois d'août. 11 personnes ont constitué le public.
Pour commencer, le maire a remercié les personnes pour leurs messages de sympathie du fait du décès de son papa.
Sans attendre, le maire lance avec assurance les différents points à l'ordre du jour.

Le point n°1 concernant la défense des territoires touristiques de montagne sera représenté plus tard, notamment en ce qui concerne une motion de soutien au maintien de l'Eurostar. « Nous ne lâcherons pas l'Eurostar », a précisé le maire tout en ajoutant qu'il ne circulera pas cet hiver.

Philippe Arnaud, élu de la majorité, a été élu vice-président à la Régie des pistes, le président étant statutairement Patrick Martin.

Le conseil a fait le choix d'acheter 2 chenillettes et d'en louer une. Le maire indique qu'il y a 2 propositions, dont une 18% plus chère que la première laquelle est retenue pour ce contrat de renouvellement de machines.

Le conseil a voté la création d'une piste de VTT démarrant au Funiculaire pour rejoindre les « Sources ». Pour cela un défrichement est envisagé avec compensation financière et mesures compensatoires. Philippe Arnaud, 3ème adjoint, précise que le tracé devrait finalement passer là où il n'y a pas nécessité de coupes d'arbres. Cette piste est verte pour les personnes moins aguerries à la pratique du VTT. «  Cela intervient dans le développement général souhaité », précise la maire en rappelant la difficulté de cohabitation entre les vélos et les piétons. Il a par ailleurs annoncé que le VTT électrique sera une priorité dans la politique de développement d'été de la station. Il a affirmé sa volonté de construire des pistes pour tous les niveaux et de développer un domaine commun entre Tignes et Val d'Isère. Gérard Mattis, leader de l'opposition, suggère une piste au niveau du Bois de la Laye.

À propos de la vente d'un appartement consentie par la commune au Jardin de la Balme. Les élus font état d'un ajustement de surface d'un appartement proposé à la vente lors de la dernière mandature. Cette différence n'impacte pas le prix au m2 de cet appartement. Gérard Mattis demande pourquoi ne pas le garder pour le personnel communal. Véronique Pesenti-Gros répond que c'est le dernier appartement à vendre de la résidence et que cela faisait partie de la politique de la précédente mandature.

Une convention loi Montagne a été signée avec le nouvel hôtel « Christiania ». Cela concerne une bâtisse de 5313 m2 en lieu et place de l'ancien hôtel dont la destinée dans cette convention est l'exploitation d'un hôtel pendant 25 ans. Cette signature donne des avantages au constructeur, avantages perdus augmentés de pénalités si la destination de cet hôtel devait dans ce laps de temps être modifiée. En cas de défection avant les 25 ans, les pénalités se monteraient selon Pierre Cerboneschi, élu en charge du dossier, à environ 10 millions d'euros.

La commune a renouvelé son DPU, droit de préemption urbain, renforcé lequel avait été annulé en novembre 2018 par le tribunal administratif de Grenoble puis réhabilité en cours d'appel de Lyon en 2019. Le DPU renforcé est donc revoté par le conseil, s'appliquant, par exemple, aux commerces. Pour Pierre Cerboneschi, élu en charge de l'urbanisme, cela permettra de mieux défendre les intérêts de la collectivité. L'élu expose le cas de l'école de ski Évolution 2 dont il pense qu'il aurait été intéressant de préempter le local.

Le conseil a voté l'avenant à la convention du Club des Sports pour l'annulation du Critérium de l'année dernière pour un montant de 298 258 Euros. Le Club verse également les primes athlètes aux sportifs de haut niveau pour les résultats obtenus. À ce jour, la commune doit verser sa participation à hauteur de 86 200 €.

Dans les décisions modificatives du budget, Véronique Pesenti-Gros a exposé les modifications modificatives permettant d'ajuster les crédits et débits au budget principal d'investissements. Ces exposés ne sont jamais simples à suivre parce qu'il s'agit d'une succession de chiffres, même si l'exposé de l'élue en charge des finances s'est voulue être didactique.
On retiendra quelques postes essentiels :
- Versement de la provision pour risque pour l’organisation du critérium 2019 au Club des sports de Val d’Isère pour 300 000€
- Versement des primes athlètes au Club des sports de Val d’Isère pour les saisons 2016/2017, 2017/2018 et 2018/2019
- À propos du tunnel du téléphérique, des travaux de sécurisation ont été engagés pour un montant de 90 000 euros.
- L'annulation de certains travaux au Rond-Point des Pistes pour un montant de 90 000 euros.
- Le poste d'enrobé fait aussi partie de ces décisions.
In fine, Véronique Pesenti-Gros annonce un budget créditeur de 85 000 euros.

Un poste contractuel d'assistante de direction du DGS, Directeur Général des Services, et du maire a été régularisé pour que cette secrétaire soit prise en charge à 100% par la commune, étant auparavant rémunérée en partie par Val d'Isère Tourisme.

Le conseil a alloué un montant de 11 551 euros pour certaines festivités propres à la commune. Il s'agit de la cérémonie du 11 novembre, de la remise des prix des maisons fleuries, des vœux du maire et du repas de fin d'année des agents communaux. Gérard Mattis espère que les élus seront présents au 11 novembre et demande si tous les élus sont invités aux cérémonies. Patrick Martin a avoué une confusion dans l'ensemble des invitations pour l'inauguration du Marché des Artisans Alpins.

Les élus ont voté un budget de 10 000 euros au maire de frais de missions pour qu'il puisse assurer ses missions de représentation. Ce montant est identique à celui de la précédente mandature.

Le conseil a désigné les 4 structures professionnelles nommées au conseil d'exploitation de la Régie des pistes. Il s'agit de Val d'Isère Téléphériques, de Val d'Isère Tourisme, du Club des Sports et de l'ESF. Gérard Mattis demande à ce que les présidents des hôteliers et commerçants participent à ce conseil. Ces services peuvent apporter un regard sur les différents aménagements permettant d'augmenter la sécurité des skieurs. Fred Monneret pense qu'un représentant du collège hôtelier est une bonne chose Véronique Pesenti-Gros répond que le conseil d'exploitation s'occupe aussi des problèmes de personnels et que, statutairement, le conseil d'exploitation ne comporte que 4 personnes. Le maire répond que la Commission Montagne peut mieux s'adapter à ces demandes.

Françoise Ouachani, élue en charge des services techniques, précise que le tarif d'occupation des fourreaux communaux par la fibre des opérateurs privés est de 50 centimes le mètre et qu'il s'agit d'un tarif attractif permettant aux opérateurs privés de proposer de nouvelles offres. Fred Monneret approuve cette décision afin de satisfaire les besoins des touristes.

Françoise Ouachani poursuit avec la tarification du restaurant scolaire. Elle suit l'indice INSEE sauf pour l'annulation des repas en dernières minutes. Le tarif enfant passe de 4,75 euros à 4,95 euros. L'annulation passe de 8,75 euros à 10 euros.
La garderie du matin est ouverte de septembre 2020 à juillet 2021 les lundis, mardis, jeudis, vendredis de 07H45 à 08H30. Un en-cas sera proposé aux enfants fréquentant cette garderie.
Les garderies du soir en saison d’hiver changent d’horaires: de 16H40 à 18H00 et de 16H40 à 19H03. La garderie après étude, proposée uniquement en saison hivernale, est ouverte de 18H00 à 19H00.
Les enfants fréquentant la garderie du soir et l’étude surveillée reçoivent un goûter.
Une augmentation supplémentaire de 0,50 € est appliquée à ces tarifs en raison de l’augmentation horaire et des goûters et en-cas proposés aux enfants.
Les tarifs sont les suivants :
Garderie du matin de 07H45 à 08H30 passe de 1,60 € à 2,20 €
Tarif garderie du soir de 16H40 à 18H00 passe de 2,80 € à 3,50 €
Tarif garderie du soir de 16H40 à 19H00 passe de 5,60 € à 6,40 €
Étude surveillée de 16H40 à 18H00 passe de 1,70 € à 2,30 €
Garderie après étude de 18H00 à 19H00 passe de 2,80 € à 3,00 €
Garderie en intersaison de 16H40 à 18H00 passe de 3,00 € à 3,70 €

Thierry Balenbois présente ensuite les tarifs des parkings. Ayant présenté un dossier complet, l'élu, en charge des services techniques, explique qu'il reprend le dossier depuis le début. La SAGS, délégataire, a une convention de 10 ans à partir de 2019. Il déclare rechercher la liste des travaux incombant à la commune et à la SAGS, supposant par là même du retard de la part de la municipalité.
Pour ce qui est des tarifs, l'élu explique une politique de stationnement différente selon la géographie et la durée d'utilisation des parkings. Les augmentations les plus sensibles sont appliquées sur la tranche horaire allant de 1h à 1h45 et celle à partir de 12 h pour les parkings couverts (de + 2.1% à + 4.2%). Cette pratique tendrait à multiplier les rotations dans le parking.
Pour les parkings de surface, les créneaux allant d'une durée de 2h45 à 4h00 et à partir de 24h subissent une augmentation de + 1.2% à + 1.8%.
La grille tarifaire pour les bus est inchangée.
Cette politique, selon Thierry Balenbois, tend notamment à créer une rotation importante au niveau du Parking du Centre encourageant les abonnements longue durée vers des parkings périphériques.
Gérard Mattis souhaite un effort de tarification en début de saison.
Patrick Martin répond que le Parking du Centre est le plus rentable. Avec moins de trains cet hiver, il faut s'attendre à avoir un afflux de véhicules important, la première des consignes est d'inciter la clientèle à réserver.
Fred Monneret demande à travailler avec Vie Val d'Is pour le stationnement des saisonniers. Il y a des idées innovantes en cours sur lesquelles il faut travailler.
Véronique Pesenti-Gros informe que la Communauté de Commune travaille aussi sur ce dossier, notamment sur l'encouragement pour les saisonniers de stationner leur voiture dans la vallée.
Patrick Martin conclut que les parkings sont pleins 3 jours dans l'année. Les solutions collectives, c'est l'avenir.
Pierre Roux-Mollard, opposition, s'exprime : « on a raison de faire progresser les tarifications du parking du Centre. Pour autant, il y a quelques difficultés dans la tarification des saisonniers ».
Thierry Balenbois souhaite que les saisonniers stationnent leur véhicule en bas, car il n'y a que des avantages. Pas de risques de dégradations du fait du déneigement et conditions météos et cela dégage de la place pour les vacanciers, a-t-il expliqué.
Dominique Maire met en garde Thierry Balenbois sur le fait qu'il fallait établir une communication forte pour éviter que « les consommateurs ne se sentent piégés ou floués » par cette politique qui met en place un barème d'augmentation de tarifs lors d'un prolongement de stationnement dans le parking du Centre. Les consommateurs sont en effet plus habitués à des politiques de tarifs dégressifs.

 

Questions diverses :

Gérard Mattis demande quelles sont les tendances touristiques pour l'hiver et le travail réalisé pour valoriser la saison d'hiver.
Patrick Martin indique que la STVI et d'autres organismes annoncent un chiffre de fréquentation de -20% par rapport à 2018-2019. Certaines stations sont plus pessimistes. La communication de Val se fera sur des marchés de proximité. Il y aura une journée presse le 15 septembre à Paris. Le maire indique essayer de se rendre aussi en Grande-Bretagne pour une journée de promotion. Il précise qu'il y a des TO qui ont déjà résilié leurs contrats. Mais « je suis un garçon optimiste, regardez dans quel état nous étions le 08 mai. Mais, forcément, la saison prochaine sera impactée », affirme le maire.

Fred Monneret, élu nommé à Val d'Isère Tourisme, intervient et précise que la complexité est que la station travaille avec des TO internationaux. Les clients du Benelux ne passent pas par le TO et il y a une réflexion à ce propos, notamment sur les conditions de remboursement en cas d'annulations des réservations dues aux aléas de la pandémie. Il affirme souhaiter une uniformisation des hébergeurs à ce propos, ce qui serait un signal fort pour les vacanciers de l'hiver réservant leurs séjours. L'élu affirme travailler sur ce dossier avec les hébergeurs et conclut en affirmant proposer des réponses rapides sur ce sujet.

Gérard Mattis reprend la parole à propos de l'Eurostar dont il a fait un objectif. « Il ne faut pas baisser les bras. S'il faut apporter une manne pour l'Eurostar, il faut le faire, il faut apporter une somme avec la région, par exemple ». Il termine en encourageant les élus de la Région et autres conseils de ne pas partir en vacances au mois d'août pour rester sur le front. Sans rappeler ce que Patrick Martin avait déjà édicté en début de conseil municipal, il a rajouté que les trains Eurostar étaient déjà en gare et qu'il fallait 2 mois pour les remettre en état de service.

Gérard Mattis s'étonne que les 4 vaches tombées et mortes dans la cascade du Pisset y soient encore et polluent le torrent. Il demande ce qu'il advient de ce dossier.
Mathieu Scara, élu en charge de l'agriculture, apporte une réponse en précisant que l'hélicoptère ne peut pas les transporter pour le moment, car il y a trop d'eau au fond du torrent alimenté par cette cascade.
Patrick Martin affirme que les services vétérinaires lui ont conseillé et préconisé de laisser faire la nature.
Pierre Cerboneshi : Il n'y a pas de solution pour le moment.

Patrick Martin termine en signifiant que la parité de la somme des titulaires et suppléants lors du dernier vote de l’élection des Grands électeurs de Val n'avait pas été respectée. Il faudra donc recommencer et le conseil est de nouveau convoqué pour ce seul point vendredi matin à 8h30.

Le maire avait souhaité que le public puisse en fin de conseil poser des questions. Le pli semble être pris, car le public est intervenu, pas seulement pour poser directement des questions aux élus, mais aussi donner des points de vue. En voici un court résumé :

Selon un auditeur, l'accueil du refuge des Carroz est très médiocre. Patrick Martin répond que cela dépend du Parc de la Vanoise, rajoutant « Je suis d'accord que la qualité de l'accueil est disparate. Quand on voit ce qu'il se passe à l'étranger, on n'est pas au même niveau. Mais le Parc souhaite garder un côté rugueux ou rustique ».
Le passage de camions anciens au Col de l'Iseran a été, selon cet auditeur, polluant.
Il se plaint aussi que le chemin international entre la France et l'Italie, actuellement mis en valeur par une volonté de promotion commune entre les 2 pays, soit en déficit de panneaux indicateurs. La réponse apportée par les élus est que le Parc de la Vanoise n'a pas donné l'autorisation de planter de nouveaux panneaux.
Ce même auditeur, ayant beaucoup de choses à dire, a marqué sa déception d’enlever les Cloches en plein mois d’août. Question prouvant que le champ d'action de ces questions du public peut être très large.
Il s'est enfin étonné des travaux le samedi au niveau de la construction d'un élu et regrette le permis ayant autorisé de coller un bâtiment à « 50 cm » d'un autre « je ne sais pas comment ça va finir » lance-t-il. Cet élu répond qu'il regrette et s'excuse d'avoir laissé des travaux en extérieur plutôt qu'en intérieur ce samedi.
Mais Patrick Martin reprend la parole en expliquant qu'il souhaitait qu'il n'y ait pas d'attaques personnelles lors de ces questions. Il rajoute que, concernant les chantiers, c'est à l'ancienne mandature qu'il faut attribuer le fait qu'il y en ait moins cet été. Mais il tient à positionner le point de vue du nouveau conseil en affirmant que la position de ce conseil est plutôt à la « résistance » en ce qui concerne les nouveaux projets trop démesurés, « Ce qui n'est pas facile du fait des règlements » enchérit-il. « Je suis là pour défendre l’intérêt général » intervient-il faisant allusion au fait qu'il n'est pas là pour défendre des intérêts de promoteurs.

Un autre auditeur prend la parole en précisant que, selon lui, il était bien que les travaux de cet été pèsent moins. Il expose ensuite le problème, selon lui, de la signalisation au départ des sentiers pas toujours évidente. Patrick Martin acquiesce en rassurant qu'il avait la ferme intention de rendre la signalétique plus attractive.

À la demande de savoir s'il y aura des réunions de quartiers, la réponse apportée par Fabien Hacquard, élu en charge de la vie de Village, est positive, annonçant une première réunion dès le mois d’août.

Le numérotage des rues a aussi été évoqué. La réponse est que cela est en cours. À ce propos, Patrick Martin informe que les problèmes de la Poste ne sont pas résolus et que le numérotage des rues apportera un confort aux préposés à la distribution du courrier.

Enfin, un auditeur s'inquiète sur le préjudice visuel que représentent les entrepôts de matériaux sur certains secteurs vus du Sentier Balcon, ainsi que sur la signalétique lui semblant peu cohérente au niveau de la Chapelle St Jean.

En aparté, les observateurs ont constaté le bienfait de laisser la parole aux auditeurs après la séance du Conseil municipal, ce qui est une nouveauté. Cette initiative nouvelle exigera néanmoins une mise en place d'une règle de temps de parole si l'ensemble des auditeurs veut s'exprimer.