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Fini la fumée nauséabonde que l'on pouvait constater à la sortie des tuyaux d'échappement des bus qui assurent les navettes gratuites de point en point dans la station. Les réglages moteurs de ces bus diesel restent difficiles dans un environnement où l'altitude et le froid jouent des rôles prépondérants à la bonne combustion du carburant. Les pots catalytiques ont du mal à jouer leur rôle de freins aux particules lorsque les températures descendent à -20°. De tous ces problèmes, Valbus, qui dépend de Val d'Isère Téléphériques, en avait une parfaite conscience. Alain Dujardin, responsable de ce service n'a pas hésité une seule seconde lorsqu'un représentant d'une marque pétrolière lui a proposé avant l'hiver de remplacer le diesel par le GTL, gaz-to-liquids, dont la production provient de la conversion complexe du gaz naturel en carburant liquide pour laquelle Shell mise beaucoup. Inodore, incolore, ce produit ne contient pas de soufre, ne dégage aucune fumée et se met directement à la place du diesel. « Les premiers à être incommodés par les fumées du diesel sont les conducteurs, mécaniciens et les enfants à hauteur des pots d’échappement », nous dit Alain Dujardin en rajoutant « Si on pense ça en premier, on sait qu'on est dans l'urgence et qu'il faut faire quelque chose ». Cette décision de remplacer ce carburant non toxique et biodégradable devenait une évidence, quitte à le payer plus cher puisque celui-ci coûte 10 à 15 centimes de plus au litre. Aujourd'hui, les 20 bus de la société Val Bus fonctionnent parfaitement avec ce produit qui alimente aussi tout le parc camions et 4x4 de « Val d'Isère Téléphériques ». De fait, lorsque l'on observe aujourd'hui les navettes au démarrage, il est à noter que l’œil humain n'arrive pas à distinguer ni à sentir une quelconque fumée d'échappement. D'autres stations, comme Les Arcs, ont elles aussi opté pour ce carburant. ( Notre photo : Paul Pugin en charge de la gestion des bus remplit le réservoir avec du GTL)

Benoit Launay