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Première session du Conseil Municipal de l'année hier soir à la maison Marcel Charvin. 18 Conseillers étaient présents, le seul absent ayant donné procuration à Marc Bauer, l'ensemble des élus était donc représenté. Devant un public de 15 personnes, la table a discuté pendant une heure quarante cinq des dix points à l'ordre du jour ainsi que de nombreuses questions diverses.

Les deux premiers points concernent le défrichement de la parcelle AH19, constructible, entre la résidence Albaron et l’hôtel les Barmes de l'Ours. Le maire rappelle qu'il s'agit d'une volonté ancienne, mais l'autorisation de défrichement avait été attaquée par la résidence l'Albaron. Les copropriétaires affirmaient qu'enlever les arbres sur cette zone à flanc de falaise allait augmenter les risques de chutes de pierres. Des experts ont été mandatés et ont conclu que ce risque était déjà présent malgré les arbres. Pour sécuriser cette falaise, et les habitations en aval, il faudrait soit clouter la paroi, soit construire de nouveaux bâtiments contre la falaise et donc, dans tous les cas, défricher. Patrick Martin se demande : « pourquoi prendre cette décision maintenant ?». Marc Bauer lui répond qu'il faut prendre la décision en ce début d'année avant de lancer la procédure avec les services de la préfecture et ensuite recruter le maître d’œuvre. Tout cela prend du temps et si l'on veut défricher en mai et juin, il faut voter en janvier. Dominique Maire précise la question de sa tête de liste : « Vous ne pensez pas que prendre une décision comme cella là, avec une municipalité qui ne sera pas forcément la même au mois d'Avril, c'est un peu presser les choses ? ». « Je pense que ce conseil municipal prend les bonnes décisions depuis 12 ans, qu'il sera encore là au mois d'avril et qu'il continuera à en prendre » répond le maire avec un sourire. L'élue de l'opposition revient à la charge et demande si d'autres arbres seront plantés pour compenser ceux abattus. C'est l'ONF qui demande une compensation de ce genre explique la maire, qui continue en rappelant qu'a chaque fois la commune avait fait replanter largement plus d'arbres que ceux coupés. Marc Bauer continue en lisant une décision rendue par la cour d'appel administrative de Lyon qui donne un accord favorable à la construction sur ce terrain pour la création de lits marchands. Le maire précise que ce terrain pourrait accueillir deux nouveaux bâtiments ; une extension de la résidence du Rocher et une extension de l’hôtel les Barmes de l'Ours pour des hébergements types chalets-appartement . Dominique maire reprends : « j'ai écouté attentivement vos vœux sur Radio Val. Vous parliez d'une modération dans l'urbanisation. Le premier point du premier conseil municipal de 2020 c'est de mettre en place une organisation qui permet de poursuivre les constructions, donc c'est contradictoire . « On persiste et on signe » se défend le premier magistrat qui estime que ces projets sont bons pour la station, et que l'idée avait été validée par la commission d'urbanisme. Didier Bonnevie demande quelle sera la part de la commune pour les travaux de sécurisation. Le maire répond que cette part s'élève à 300 000 euros et que la vente du terrain représente une recette d'environ 5 millions d'euros pour la commune. Dominique Maire demande le prix au mètre carré. 3500€/m² pour un projet de copropriétés, et 650€/m² pour un projet hôtelier répond Marc Bauer. Patrick Martin parle d'un avantage « exorbitant » pour la création de lits chauds par rapport à la création d'appartements. « On ne peut que se réjouir d'un regain d'attractivité pour la création de projets hôteliers » se défend le maire qui estime qu'il est normal d'aider les projets les plus utiles à la bonne santé de la station. « On a considérablement augmenté le prix pour les copropriétés, estime Patrick Martin. On est passé de 2000€/m² à 3500€/m² » « Oui parce qu'on en veut pas trop de ça » rétorque Marc Bauer avant de concéder que le prix du m² de terrain pour les projets hôteliers pourrait être revu à la hausse même si « il faut toujours se méfier, quand on a lancé quelque chose qui marche, de ne pas trop revenir en arrière pour ne pas casser la dynamique ». Gerard Mattis prend la parole et affirme qu'il faut surtout aider à la création d’hôtels deux et trois étoiles pour permettre à tous les budgets de venir skier à Val d'Isère. « Un promoteur pour moi c'est un prédateur et aujourd'hui Val d'Isère n'a plus besoin de promoteurs » poursuit le premier adjoint suscitant le rire autour de la table. « On est bien contents de les avoir [les promoteurs] » tempère le maire qui recadre en disant qu'un barème de prix au m² pourrait être mis en place en fonction du type d’établissement hôtelier. Un hôtel deux étoiles pourrait alors acheter son terrain moins cher qu'un hôtel quatre ou cinq étoiles. Gerard Mattis poursuit en parlant du logement des actifs, affirmant que la délocalisation des employés n'est pas la solution, suscitant l'accord de l'opposition. « Je sais que les élections approchent, mais essayons de ne pas être trop démago, ça nous fera tous gagner du temps » conclut le maire avant de passer au vote. Trois membres de l'opposition votent contre, Véronique Pesanti Gros s'abstient. Didier Bonnevie rigole : « il faudra garder le bois hein monsieur le maire », celui-ci réponds : « Oui et je vais le couper en petit morceaux pour chauffer le garage à chenillettes pendant au moins deux années. La démagogie, on sait faire aussi ». Rebondissant sur ce trait d'humour, Philippe Borel critique les abords  du garage à Chenillette. « T'es trop près de la maternité depuis un moment c'est pour ça », lui répond le maire provoquant le rire dans la salle.

Depuis 1993 plusieurs copropriétaires de la résidence Plein Sud reçoivent un dédommagement annuel de la part de la commune de 10 000 euros en raison du bruit jugé excessif de la remontée mécanique de Bellevarde Express à proximité. Le maire rappelle que cette affaire était à l'époque allée jusqu'en Cours de Cassation. Marc Bauer ne cache pas son mécontentement quant à cette décision, parle de mauvaise foi et juge le bruit très relatif. Il explique d'ailleurs que ces mêmes résidents critiquent la fermeture de cette remontée en Avril, lorsque le débit de l'Olympique est suffisant pour faire monter les skieurs. Depuis 2016 le percepteur de Bourg St Maurice refuse de verser ce dédommagement, estimant que le préjudice avait été suffisamment dédommagé. Les mêmes copropriétaires ont attaqué à nouveau et le tribunal leur a donné raison. Aujourd'hui un protocole d'accord est proposé pour éviter à la commune d'aller à nouveau devant les tribunaux. « Moi je ne suis qu'à moitié favorable. Un protocole transactionnel signifie qu'on est d'accord ; moi je ne suis toujours pas d'accord et je préfère continuer à payer des avocats pour faire part de notre désaccord » Le maire demande donc de voter contre cette proposition, et de ne pas donner au maire l'autorisation de voter cet accord, ce que fait l'ensemble des conseillers. « C'est la première fois que tu arrives à faire voter contre toute ta liste » plaisante Philippe Borel.

Le maire propose ensuite de voter une convention Loi Montagne. Un « deuxième petit hôtel Maurice » devrait voir le jour sur un terrain adjacent à l'ancien pub. La convention stipule que cet établissement devra avoir une vocation hôtelière pendant au moins 25 années. Dominique Maire demande immédiatement si les parkings et logements des salariés sont prévus dans ce projet. Le maire précise que le permis de construire n'a pas été déposé, mais que des négociations « bien avancées » sont en cours pour loger le personnel dans la résidence les Trolls et estime qu'il pourrait être possible d'agrandir le bâtiment pour créer quelques logements supplémentaires. Marc Bauer en profite pour faire un point sur le logement du personnel de mademoiselle Val d'Isère. Il annonce que la direction de l’hôtel est en négociation « bien avancée » elles aussi avec la résidence des Dolomites pour racheter le bâtiment afin d'y loger ses saisonniers. « On fait coup double : on fixe un bâtiment pour loger du personnel et on pousse gentillement dehors un Tour Operator qu'on ne voyait pas forcement d'un bon œil à Val d'Isère. » Patrick Martin salue l'architecture du projet, notamment la petite taille du bâtiment. Cette convention est votée à l'unanimité.

La commune à la possibilité, comptablement, d'engager jusqu'a 25% du budget investissement 2020 avant que celui-ci ne soit voté. À Val d'Isère, cela correspond à une somme de 1 800 000 euros, permettant d'acheter le chalet du Docteur Gotteland dont l'achat avait été voté lors du conseil de décembre. Ce sujet est voté à l'unanimité.

La convention d'objectifs entre la commune et Val d'Isère arrive ensuite sur la table. L'opposition reproche de ne pas avoir eu connaissance du document. Le maire rappelle alors succinctement les missions de cette entité dont le budget est de 2 326 500 euros, dont 500 000 euros doivent être versés au premier trimestre 2020. Patrick Martin pointe des incohérences et parle des Napoléons, qui devraient venir sur une semaine plus creuse. Le maire explique que les Napoléons voudraient décaler d'une semaine, mais que le CHO est occupé à ces dates par le séminaire ABC Win. L'opposition vote contre.

Le prochain point concerne la convention d'objectif 2020 du Club des Sports ainsi que le vote du budget pour l'année 2019/2020. Patrick Martin regrette que l'opposition ne soit pas au conseil d'administration du Club des Sports et annonce que son groupe va voter contre. Il remarque la gestion impeccable du Club et salue ses actions, s'adressant à Pierre Julien Berthet, le président, présent dans le public. Gerard Mattis s'emballe et critique ce vote négatif affirmant qu'il ne rend pas honneur aux équipes qui ont travaillé d’arrache-pied lors du Critérium. Le maire calme le jeu et explique que le conseil d’administration est composé de trois personnes et qu'il est délicat d'en sortir une pour faire entrer l'opposition.

Les trois points suivants traitent de différents avenants pour l'exploitation du Centre de Congrès, de la patinoire et du Centre aquasportif. Didier Bonnevie, vote contre l'avenant de la patinoire, parlant d'une « hémorragie de 350 000 euros »

Dans les nombreuses questions diverses Florence Costerg évoque le Club des Sports et affirme que ce serait une bêtise que celui-ci soit englouti dans la SEM. Il n'en est pas question lui répond le maire qui précise que les bureaux du Club resteront sur le front de neige. « Si on est élu, on les mettra avec la poste au Parking du Crêt », rigole Patrick Martin. Jean Charles Boraso répond que c'est dommage que l'opposition n'ait que ça à proposer. Le service course restera au Club et à la régie et pas à la STVI comme certains bruits de couloirs le disent.

Dominique Maire parle de « voitures dans tous les sens » derrière la poste. Le maire affirme qu'il n'y a pas de véhicules de Mademoiselle Val d'Isère garés à cet endroit. Cette place doit être modifiée par le service voirie, mais la commune préfère se laisser un hiver de fonctionnement pour définir précisément les points à améliorer, termine Emma Vaudey.

Les problèmes de stationnement et de déneigement sont évoqués. Des véhicules sont mal stationnés et empêchent le déneigement et la police municipale n'a pas toujours le temps de venir les enlever.

Dominique Maire parle du « budget illimité » dont Gerard Mattis parlait dimanche pour le voyage des anciens. « C'est bizarre que tu fasses cette belle promesse à deux mois des élections » sourit Philippe Borel.

Didier Bonnevie parle du fait qu'il y a trop de monde sur les pistes. Il en faudrait de nouvelles pistes. « On a rarement eu plus de monde que la semaine dernière et tant mieux », se réjouit le maire qui définit les points noirs en fin de journée : La L, le plan et la Daille.

Patrick Martin revient sur l'article de la BBC qui fait état d'une fille juive qui fut cachée pendant la Seconde Guerre mondiale par le Docteur Pétri. Le maire avoue qu'il a été en lien avec la journaliste, mais admet ne rien savoir et lui a dit de contacter les enfants du docteur. Jane Griffiths a géré le dossier, Peter Hardi calme le jeu en ce moment. Robbi Joffo, présent dans le public intervient et donne sa version de l'histoire. Son père, s'est réfugié à Val d'Isère pendant la guerre et n'a jamais entendu parler d'autres juifs cachés dans la station.