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La commission montagne de Val d'Isère décide lors de ses réunions de la validation de travaux de pistes en vue d'améliorer le confort des skieurs et l'amélioration de l'entretien et enneigement des pistes. Ces travaux sont financés par Val d'Isère Téléphériques qui en a, contractuellement avec la commune, la charge même si la Régie des Pistes, en expert de son domaine skiable, commande en grande partie aux destinées de ces travaux. Les membres de la commission, présidée par le 1er adjoint Gérard Mattis, avaient validé les travaux généraux d'adoucissement de pentes et de mise à plat de la piste "Verte" au niveau de l'intermédiaire de la Daille. Ce terrassement a pour vocation de rendre plus confortable le passage des skieurs de petit niveau sans nuire à l'accès de la piste OK qui accepte des skieurs de niveaux plus élevés. La concordance des calendriers des maîtres d’œuvre et des entreprises de chantier a fait décider d'entamer celui-ci en moins d'une semaine. Surprise pour le représentant du restaurant d'altitude « La Folie Douce », en bordure de la piste OK, qui apprend l'existence de ces travaux en voyant les premiers coups de pelles des engins de chantier. Se rendant sur place, il affirmait alors que, selon son point de vue, l'accès vers la OK deviendrait plus difficile au profit de la piste "Verte". Y voyant un préjudice pour le passage des skieurs devant son établissement et sur la piste, il débranchait alors le lundi 29 juillet au soir les batteries des engins de travaux publics de l'entreprise Gravier et proférait des menaces appuyées en cas de continuité de ces travaux sans concertation préalable avec les dirigeants de la station afin d'exposer ses observations. Le mercredi suivant, une réunion était prévue sur le terrain entre le président de la commission Montagne (Gérard Mattis), le directeur de la Régie des Pistes (Cédric Bonnevie) et l'exploitant du restaurant. Arrivé sur place, ce dernier, accompagné de ses 2 enfants, avait de son côté demandé à un professionnel du terrassement et de la topologie en montagne, un moniteur de ski et son responsable du restaurant de l'appuyer dans ses requêtes. Les discussions furent animées, tendues voire vindicatives. Cédric Bonnevie s'est senti se retrouver face à un « tribunal composé de personnes pilotées » le chargeant sur la tournure de ces travaux. Mais les explications devaient aussi par ailleurs remettre les choses au point. Luc Reversade assurait que la configuration actuelle interdisait tout espoir de retour skieurs vers la piste OK et vers son restaurant. Selon le directeur de la Régie des Pistes, cette affirmation n'était pas juste, expliquant qu'il ne s'agissait là que d'une première tranche de travaux. Contacté, il nous précisait « qu'il était évident que l'on était là aussi pour améliorer le retour sur la OK », ce qui est prévu. Il rajoute que, comme toujours dans ce type de réalisation, la réalité sur le terrain peut faire apparaître des différences avec ce qui était supposé apparaître sur les plans. L'observation au fil des travaux permet toujours d'ajuster les profils en fonction du confort des skieurs, « Ce qui prime est l'intérêt général des skieurs » précise Cédric Bonnevie en s'opposant au « Procès d'intention » qui lui était fait sur la volonté d'empêcher délibérément l’accès des skieurs au restaurant et le manque de communication de ce terrassement, précisant qu'il avait croisé l'exploitant lundi sans qu'il n'ait été fait état de ce problème. Il rajoutait que, dans un premier temps, il fallait bien finir cette partie qui donne sur l'arrivée de la nouvelle remontée mécanique de la Télécabine de la Daille avant de continuer les travaux vers la OK. Gérard Mattis, consensuel, devait "in fine" accepter de s'engager vers un re-profilage du haut des travaux dès cet été permettant aux skieurs de s’orienter plus facilement vers la OK. Le reste des travaux sur le profilage définitif sera effectué ultérieurement. De mal en pis, chacun a pu trouver une solution les rapprochant vers un consensus. Contacté, Luc Reversade nous a précisés qu'il resterait néanmoins vigilant. En attendant, l'entreprise de Travaux Public Gravier a déposé une plainte pour le démontage des batteries.

Benoit Launay