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Dix élus étaient réunis hier soir à la maison Marcel Charvin pour le conseil municipal, devant un public de neuf personnes. 23 points étaient à l'ordre du jour.

- En introduction, le maire rappelle qu'il s'agit de la deuxième convocation, le quorum n'ayant pas été atteint lundi dernier. Nul besoin d'un nombre minimum d'élus pour cette deuxième session mais Marc Bauer se félicite d'avoir une majorité de conseillers présents ce soir. A ce sujet Dominique Maire souhaite revenir sur la décision de l'opposition de boycotter le conseil du 1er juillet même si le maire lui répond avec un sourire « c'est pas à votre avantage ». « Justement » rétorque la conseillère de l'opposition. « Le 26 mai, Gérard [Mattis] me dit que quatre conseillers ne seront pas présents pour le conseil du 26 juin et qu'il pensait changer la date. Je lui répond que moi ça m'arrangeait. Aucune nouvelle jusqu'au 25 juin, fin de matinée où j'ai reçu un mail me disant que le conseil était le 1er juillet. Donc, ce n'est pas moi qui ait demandé à changer la date et d'ailleurs ça m'étonnait que vous ayez changé la date pour moi. La semaine dernière, s'il n'y a pas eu le quorum c'est parce qu'il y avait seulement sept conseillers de la majorité sur 15 et c'est pas de notre fait. » Le maire tempère, comprenant qu'il est légitime de prendre des vacances à l'intersaison et qu'il est difficile de trouver une date qui, à la fois, corresponde au plus grand nombre et s'accorde avec le calendrier des décisions à prendre. Sur ce, il conclut que le prochain conseil municipal aura lieu le 12 août.

- Le premier point concerne le repas des employés de la commune du mois d'Avril au Tsanteleina. La dépense s'élève à 7033€. Une somme importante qui justifie de passer en conseil municipal affirme le premier magistrat. Patrick Martin se dit « ultra favorable » à cette initiative, parlant d'un bon moment convivial. Vote à l’unanimité.

- Second point concernant les créances irrécupérables pour un montant de 2577,97€. Deux de ces créances concernent des factures de la cantine scolaire pour des enfants de saisonniers britanniques qui n'ont pas de chéquier, affirme Audrey Nalin. Les enfants étant inscrits à l'école pour l'hiver prochain, les parents paieront lors de leur retour. Vote à l'unanimité.

- Le montant des travaux du garage à chenillette s'élève désormais à 3,2 millions d'euros. 1,2M € sont financés en fond propre et 2M€ par le recours à l'emprunt. La commune a décidé de faire appel à la Banque Postale pour un prêt de 15 ans à un taux de 0,71%, soit en dessous de l'inflation [estimée en 2018 à 1,8% selon l'INSEE]. Didier Bonnevie demande comment ont été attribués les appels d'offres pour la maîtrise d’œuvre. Emma Vaudey lui répond que la note était à moitié basée sur le prix et à moitié sur le niveau de prestation. Patrick Martin remarque que le budget initial était estimé à 2 millions d'euros, que celui-ci a augmenté au fur et à mesure et demande si le prix va encore augmenter. Le maire lui affirme que non et se défend, affirmant que l'on cherche toujours à rester le plus proche possible du budget initial mais que dans les faits cela est pratiquement impossible. Il aurait été possible de réduire les coûts en construisant un bâtiment plus petit, affirme Emma Vaudey mais la Régie des pistes ou le Club des Sports étant toujours à la recherche de locaux pour entreposer du matériel, il semblait judicieux de construire une surface plus grande de 300m2. Ce point est voté à l'unanimité.

- Audrey Nalin présente ensuite un point plus léger et « moins cher » annonce-t-elle avec un sourire. Le versement d'une subvention exceptionnelle de 900 € à l'association Couleurs et Toiles pour un projet pédagogique avec les enfants de la crèche correspondant à neuf séances de deux heures. Ce point est lui aussi voté par l'ensemble des conseillers. L'élue continue et présente le projet pédagogique d'achat d'un poulailler pour l'école maternelle d'une valeurs de 600 €. Là encore, l'ensemble des conseillers votent ce point.

- Le passage du Tour de France est ensuite évoqué. Pour la traversée de Val d'Isère par la Grande Boucle, le maire souhaitait faire réaliser une fresque à l’effigie de Jean Claude Killy au dessus du sentier balcon au niveau du Laisinant. Ce projet avait été estimé à 30 000€ et les premières dépenses ont déjà été engagées. Le champion Olympique n'a pas donné son accord. « Je croyais qu'il n'était plus connu, et que c'est pour ça qu'on a changé de nom [du domaine skiable Espace Killy] » s'étonne Dominique Maire. Didier Bonnevie rejoint l'élue de l'opposition, revenant sur la décision de renommer le domaine skiable, abandonnant il y a quelques années, sans avertir le Jean Claude Killy, le nom « Espace Killy ». D'autres projets ont été présentés, moins enthousiasmants, concède Marc Bauer. Patrick Martin, se présentant en amoureux du cyclisme imagine le profil de l'antépénultième étape du Tour, affirmant que Romain Bardet passera le col de l'Iseran seul en tête et que les caméras, à quelques kilomètres de l'arrivée, seront toutes braquées sur les coureurs et que la visibilité d'une telle œuvre sera limitée. Didier Bonnevie demande si les routes seront refaites, notamment au niveau des tunnels. Marc Bauer affirme qu'il est "monté au créneau" avec Gérard Mattis pour que le conseil départemental refasse les enrobés et affirme que des travaux auront lieu les 16 et 17 juillet prochains entre les Richardes et le Fornet. On ne connaît pas l'ampleur de ces réfections de chaussée. L'opposition vote contre cette rallonge budgétaire.

- Les recettes de la vente du terrain communal ayant engendré la construction des chalets Izia à proximité de la gare centrale, permettent aujourd'hui une rallonge budgétaire pour les investissement de la commune de 2,7 millions d'euros. 700 000€ seront par exemple alloués à l'aménagement piétons sur l'Avenue du Prariond jusqu'aux Richardes. Des investissement dans la réfection du réseau électrique du secteur de la Balme ont également été ajoutés au budget, pour améliorer les décorations lumineuses au moment de Noël, et 650 000€ serviront à refaire les routes du village. Dominique Maire regrette les enrobés rue Nicolas Bazile réalisés il y a quatre ans « qui étaient magnifiques » et qui ont été défoncés, selon elle, par « les travaux de M. Covarel ». "Dominique ça fait la 5ème fois que vous me le dites" se lasse Marc Bauer. Emma Vaudey répond que des états des lieux sont faits avec les entreprises et que ces dernières doivent remettre les routes à neuf après leurs passages. Patrick Martin demande si ces investissements supplémentaires auraient été possibles sans la vente du terrain. Le maire lui répond avec satisfaction que non. Marc Bauer continue en évoquant les investissements futurs ; l'ancienne piscine ou encore le parc des sports et conclut que Val d'Isère a encore des progrès à faire. Le leader de l'opposition estime que certains investissements n'en sont pas, et pointe du doigt par exemple le store de la crèche, inscrit dans ce budget modificatif. Emma Vaudey lui répond que ce store aurait été changé même sans la vente du terrain. Patrick Martin demande s'il est tout de même possible d'investir sans vendre de terrains et il lui est répondu que oui. L'opposition vote contre cette décision modificative du budget. D'autres décisions modificatives, de moindre importance, concernant les budgets parkings et eau sont débattus et sont votés à l'unanimité.

- Les trois points suivants concernent un échange de terrain entre la commune et un acteur privé à la Legettaz. En hiver, les navettes ''Train Bleu'' doivent manœuvrer pour faire demi-tour. En élargissant le rond point, les bus pourraient changer de direction plus simplement. La commune échange donc 31m² pour élargir la route contre une parcelle adjacente de même superficie pour pouvoir réaliser ces travaux, ce que l'ensemble des conseillers accepte.

- La composition du Conseil Communautaire va changer l'année prochaine. De quatre conseillers, Val d'Isère passerait à trois sur un total de 27 selon le projet présenté lors de la dernière réunion de la CCHT. Marc Bauer affirme être contre cette proposition, prétextant que Val d'Isère contribue à hauteur de 20% au budget de la communauté de communes et qu'il serait logique d’obtenir un cinquième des sièges de l'assemblée. Dans cette nouvelle répartition, Bourg St Maurice obtiendrait 10 délégués et Seez quatre. Les communes « basses » détiendraient ainsi la majorité des postes aux dépends des autres. « Quand on est minoritaire c'est pas facile de se faire entendre, j'ai pas envie de jouer le rôle de Dominique Maire au Conseil Communautaire » ironise le premier magistrat. Gérard Mattis, absent au conseil municipal, représentait d'ailleurs au même moment Val d'Isère au bureau communautaire et défendait cette position. Le maire demande donc de voter contre cette proposition ce que les conseillers font à l'unanimité. "Un grand moment du conseil" jubile Dominique Maire. C'est cependant une décision risquée car, faute d'un accord entre les communes, le préfet pourra, au 31 août, attribuer les sièges lui-même avec le risque de donner 14 délégués à Bourg St Maurice. Marc Bauer compte aussi sur le recensement de l'année prochaine pour faire revoir cette répartition.

- Val d'Isère Téléphériques gère par délégation les restaurants de l'Ouillette et de la Datcha sur le secteur de Solaise « jusqu'en 2031 ». Le maire affirme que la STVI n'a pas de valeur ajoutée à gérer des restaurants d'altitude. « La Compagnie des Alpes rachète aujourd'hui des écoles de ski et des agences immobilières. Au niveau de la municipalité, on ne voit pas ça du tout d'un bon œil » affirme le maire qui préférerait que Val d'Isère Téléphériques se cantonne à son cœur de métier. C'est pour cela qu'il propose de voter une sortie anticipée du bâtiment du restaurant de l'Ouillette de la convention de la STVI. « On préfère que des particuliers gèrent directement leur affaire plutôt que la STVI » continue Marc Bauer qui souhaite dans le futur avoir la même démarche pour le restaurant La Datcha. Ce point est voté à l'unanimité.

- L'ancienne piscine sur le front de neige est aujourd'hui occupée en partie par Val d'Isère Téléphériques qui y a installé des caisses. Le maire concède que ces installations ne sont pas satisfaisantes et explique que le délégataire de service public souhaite effectuer des travaux d’intérieur pour améliorer l'accueil des clients. Ces travaux seraient réalisés à l'automne par la STVI sur leurs fonds propres. Michel Bobbi demande si Val d'Isère Téléphériques reprend aussi les toilettes, le maire lui répond que non, que ceux-ci sont toujours gérés par la Sun Bar "Oui oui, c'est toujours le Sun Bar qui fait les chiottes" ironise Marie Laure Mattis. Cette autorisation de travaux est votée à l'unanimité. Didier Bonnevie fait remarquer que l'investissement de ces travaux ne doit pas apparaître dans l'enveloppe d'investissements obligatoires de la convention.

- Le Parc National de la Vanoise fait l'objet de débats de la part des élus lors des deux points suivants. Le Parc demande l'autorisation de puiser de l'eau dans une source à proximité du refuge du Prariond pour y installer l'eau courante. Didier Bonnevie, qui précise avoir été gardien du refuge, affirme qu'avec ou sans l'accord du Conseil municipal, cette source sera utilisée. Les travaux du refuge sont critiqués, notamment les « 800 rotations d'hélico » entre le parking du Pont St Charles et le refuge prévues pour acheminer les matériaux. Audrey Nalin s'insurge, affirmant que le Parc a refusé au Club des Sports un héliportage pour installer un point de ravitaillement le week-end dernier pour le High Trail Vanoise. L'autorisation de puiser l'eau est accordée à l'unanimité. Ce sont ensuite les aménagements du Col de l'Iseran qui sont attaqués, les élus ne trouvant pas ces installations satisfaisantes, incriminant le dictât du Ministère de l'environnement, des Bâtiments de France et du Parc de la Vanoise. Il est prévu en fin d'été de nouveaux travaux pour des raccordements aux réseaux d'eau potable et d’égout afin d'y construire des toilettes publiques. Didier Bonnevie demande si la société qui gère le bâtiment du Col de l'Iseran est à vendre, le maire lui répond en hésitant que oui. Dans le futur la commune souhaite que cet endroit devienne un hôtel et reflète Val d'Isère. Le maire devait néanmoins affirmer que les relations avec le Parc de la Vanoise étaient meilleures qu'il y a quelques années.

- Audrey Nalin reprend la parole pour présenter l'évolution des tarifs de la garderie, de l'étude du soir et des repas de la cantine scolaire. A titre d'exemple, le repas enfants sera facturé l'année prochaine 4,75€ contre 4,56€ cette année.

- Au titre des questions diverses, Dominique Maire déplore le manque de bancs sur les chemins et l'état général des chemins, notamment au Mont Roup. Didier Bonnevie affirme que ce chemin se trouve dans les limites du Parc et que cela relève de leur compétence. Le maire concède qu'il manque des bancs, mais qu'ils vont être rajoutés par la Régie des pistes. A ce sujet, le maire affirme vouloir créer un accès skieur vers la traversée du Laisinant au niveau des Richardes/ Avancher. L'élue de l'opposition déplore aussi les ferrailles abandonnées sur la plaine de la Daille. On lui répond que 20 tonnes ont déjà été enlevés mais que ces ferrailles, entassées les années précédentes, continueront à ressortir.
Didier Bonnevie s'inquiète de la nouvelle carrière du Manchet au pied de l’Épaule du Charvet. Il estime que la terre pourrait ressortir en fin de saison, rendant la piste inskiable. Le maire reste optimiste et il se félicite de la bonne tenue de la carrière. Didier Bonnevie, toujours, demande que les directeurs de la SEM SOGEVALDI soient présents lors de l'ouverture de la station.