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Deuxième conseil municipal du mois d'avril hier soir à la salle du Conseil de la Maison Charvin. 18 conseillers étaient réunis autour de la table, devant autant de spectateurs silencieux. 16 points étaient à l'ordre du jour dont 5 réservés à la validation des comptes administratifs 2018 des différents budgets municipaux.

Un petit quart d'heure de retard pour l'ouverture de ce conseil, il fallait attendre le maire, Marc Bauer, s'excusant de ce contre-temps car retenu à l'Assemblée Générale du Portillo. La séance débute avec le vote d'approbation du compte rendu du Conseil Municipal du 18 mars dernier. Dominique Maire, qui va voter non avec son groupe à l'approbation de ce compte-rendu, en profite pour demander où en sont les réflexions quant à la sécurité sur les pistes, sujet abordé lors du conseil de mars. Gérard Mattis lui répond que la commission ski s'est réunie à ce sujet et qu'ils envisagent de terrasser certaines parties de pistes pour améliorer la sécurité. Le maire continue en affirmant que si le nombre de journées skieurs reste stable par rapport à l'année dernière, le nombre de passages aux remontées mécaniques est en hausse cet hiver de 18%, sans pour autant constater une hausse du nombre d'accidents. « donc plutôt moins d'accidents que les années passées; arrêtons de vouloir faire croire que le ski est devenu plus dangereux, les chiffres prouvent le contraire »

Le premier point à l'ordre du jour concerne l'installation d'une cuve à eau de 200m3 enterrée à l'arrivée du Funival et financée par les restaurants d'altitude Marmotte et Folie Douce. Cette décision est votée à l'unanimité.

Folie Douce, toujours, qui, pour ce second point, souhaite installer une extension de 200m2 sur un terrain communal pour installer une zone de plonge et de tri sélectif des déchets, sans impact visuel extérieur. L'opposition s'abstient, Patrick Martin explique ne pas avoir vu passer ce dossier en commission urbanisme. Emma Vaudey lui répond que ce sujet avait bel et bien été traité en commission. La discussion s'oriente vers le flux skieurs à la sortie de la gare amont du télécabine de la Daille. Le maire avoue que « autant ça part bien du côté Tommeuses et Mont Blanc mais le retour vers la OK, il y a un peu d'aménagements à faire. » Marc Bauer propose de remodeler la butte qui accueillait l'arrivée du télésiège des Étroits pour y faire passer les skieurs. Patrick Martin demande ensuite ce qu'il va advenir de la gare d'arrivée de l'ancienne télécabine, le maire lui répond que pour l'instant rien n'est arrêté mais qu'on se dirigerait plutôt vers une démolition/reconstruction plutôt qu'une réhabilitation « d'un tas de tôles ».

Les débats continuent sur les restaurants d'altitude avec l'implantation d'un futur établissement au pied du télésiège de Grand Pré. Il sera tenu par la SARL le virage de Claudia Tempesta et Julien David. Dominique Maire regrette qu'aucun visuel du futur restaurant n'ait été inclus dans le dossier du conseil municipal. Emma Vaudey lui répond qu'il est disponible au service urbanisme. « En plus le projet est beau, on devrait être content de le montrer, donc on est deux fois pas bons, désolé » concède le maire. Pascal Narboni demande si une convention spéciale entre la commune et le futur établissement existe. Marc Bauer lui répond qu'il s'agit de la convention cadre qui s'applique à chaque restaurant d'altitude. Corinne Reversade s'abstient, précisant qu'elle ne se sent pas légitime de voter compte tenu de sa position à la Folie Douce. Les autres conseillers votent favorablement.

Val d'Isère Téléphériques souhaite réaliser des travaux d'extensions des cabanes de départ et d'arrivée du télésiège Manchet Express pour l'installation de locaux techniques et de stockage, ainsi que de toilettes pour le personnel. Dominique Maire demande si le coût de ces travaux sera retiré ou non de l'enveloppe d'investissements obligatoires de la STVI. Marc Bauer et Gérard Mattis lui répondent que non, que ces travaux sont considérés comme de l'aménagement interne. Le conseil vote ce point à l'unanimité.

Encore un point concernant le domaine skiable et l'installation d'un nouveau restaurant d'altitude, cette fois-ci installé au niveau des ruines de Tovière, au bord de la piste Trifollet. Deux offres avaient été déposées mais c'est le projet de Valérie Joly et Lionel Fayolle qui a obtenu les faveurs de la commission urbanisme. « Ils auraient comme projet dans un deuxième temps de réaliser quelques chambres pour l'hébergement et ouvrir également l'été, c'est un bel endroit, sur le GR5 où il y a un passage important l'été » affirme le premier magistrat qui se félicite qu'un local participe à ce projet. « quelqu'un comme Lionel, il sait où ça se trouve, il ne minimise pas les problèmes d'approvisionnement et d'exploitation, il s'engage en connaissance de cause ». Patrick Martin regrette le manque de visuel et dénonce un projet encore flou. « On nous a apportés un concept, on nous l'a expliqués, on n'a pas très bien compris […] et on ne sait pas si ça va être construit du tout ». Pascal Narboni abonde et affirme qu'il est prématuré d'autoriser des travaux alors que le projet n'en est encore qu'au stade de concept. Marc Bauer rassure en affirmant que ces travaux sont uniquement techniques, (forages, sondages). Florence Costerg demande si il existe des contraintes architecturales, comme dans le village, on lui répond que l'esprit de l'ancienne bergerie sera respecté, et que le bâtiment sera entièrement habillé de pierres. Corinne Reversade s'abstient, pour les mêmes raisons que pour le points 3, elle est rejointe par les membres de l'opposition.

Cet été, une nouvelle zone de dépôt de gravats de construction verra le jour au pied de la piste Épaule du Charvet. En effet, la carrière du Manchet, qui servait jusque-là à stocker les gravats liés aux terrassements est pleine, il fallait donc trouver un nouvel espace et la communauté de commune n'a pas pu apporter de solutions. Après avoir consulté la Régie des pistes, le choix s'est porté sur ce secteur afin de « corriger le fort dévers existant et sécuriser de façon optimale l'intersection avec la Combe des Santons. » précise Marc Bauer. 150 000 m3 sont nécessaires pour ce re-profilage de la piste, qui sera comblée en fonction « du dynamisme des chantiers l'été » affirme le maire avec un sourire. « Ah bah, pour ça, on vous fait confiance ! » ironise Dominique Maire. Le coût du dépôt est proposé à 9,80€ le m3 et les recettes permettront de faire appel à une entreprise spécialisée qui sera en charge de comptabiliser et gérer l'accès aux camions qui viennent décharger au pied de cette piste. « Le but n'est pas de gagner de l'argent, mais de financer des travaux de bonne qualité » précise Marc Bauer. Patrick Martin tient à préciser qu'a raison de 10m3 en moyenne par camion « ça représente 3750 camions par an [en estimant à 4 ans le temps de remplissage NDLR] » Ce tarif de 9,80€ TTC/ m3 est voté à l'unanimité.

Trois restaurants d'altitude, le Signal, la Tête de Solaise et la Folie Douce ont émis le souhait d'ouvrir une fois par semaine le soir, ce qui implique l'ouverture des remontées mécaniques. En janvier dernier ces trois établissements avaient envoyé une lettre demandant le soutien du conseil municipal pour faciliter les négociations avec Val d'Isère Téléphériques. Le maire prend l'exemple des ouvertures nocturnes du glacier de Grande Motte à Tignes, ainsi que des soirées à la tête de Solaise qui sont un beau succès, d'après lui. Si Val d'Isère Téléphériques n'était pas pour ces ouvertures nocturnes hebdomadaires, c'était par manque de personnel continu. Marc Bauer précise qu'Olivier Simonin, le directeur générale de Val d'Isère Téléphériques est aujourd'hui plutôt d'accord. Ce service est évidemment facturé par la STVI, entre 1200€ et 1800€ la soirée, détaille le maire. Dominique Maire défend cette idée : « On est très positifs là-dessus, puisque c'est un vrai produit touristique. Ce qui nous surprend, c'est qu'on attend une lettre des restaurateurs pour poser ça sur la table. On dit bravo aux restaurants d'altitude mais c'est dommage qu'on ne dise pas bravo à la commune pour avoir lancé cette idée et négocié avec la STVI». « En général vous faites des remarques pertinentes, mais là, ça ne sert à rien » répond instantanément le maire avant de passer au vote. Tous les conseillers ont voté pour.


Gérard Mattis prend ensuite la parole pour présenter les comptes administratifs et comptes de gestion concernant la régie des pistes pour l'exercice 2018. Michel Bobbi attire l'attention sur le coût de la nouvelle signalétique mise en place sur Bellevarde, 150 000 euros, trop chère d'après le conseiller qui affirme ne rien avoir vu de la saison. « Il y a un opticien à cette table » suggère avec humour Philippe Borel. Patrick Martin demande où sont les anciens panneaux qui auraient pu être vendus aux enchères. Certains sont utilisés par Val d'Isère Tourisme en décoration, notamment lors de salons répond le maire, et la plupart ont été jetés, trop dégradés pour être vendus. Les comptes administratifs et comptes de gestion de la Régie des pistes ont été votés à l'unanimité

La Régie des pistes fait face chaque année à des secours impayés. Sur la période 2015-2017, le manque à gagner s'élève à un peu moins de 30 000 euros. Ces non-payeurs sont soit insolvables soit, à 80%, étrangers et les poursuites n'ont pas d'effets. Il était donc demandé d'annuler ces dettes. Décision votée à l'unanimité.

Emma Vaudey présente le marché des navettes « Train Rouge » et « Train Jaune ». Les prestataires ne changent pas, hiver comme été. L'élue regrette que les tarifs de location d'une navette électrique, qui aurait pu assurer le service « Train Jaune » l'été, soient deux fois plus élevés que pour un modèle thermique. Philippe Borel tient à rappeler que les totems sensés indiquer les horaires de passage des bus ne marchent pas , ou du moins pas partout. Ce point est voté à l'unanimité.


Lors du conseil du 18 mars dernier le maire s'était exprimé à propos du transfert de la compétence « eau et assainissement » de la commune vers l'intercommunalité : « On est favorables à ce que ce soit l'interco qui reprenne cette compétence mais on n'est pas favorable à ce qu'elle le reprenne au 1er janvier 2020 car on considère qu'ils ne sont pas structurés. Il n'y a rien sur le budget de l'interco, ils n'ont pas le personnel compétent. Ça ne se fait pas à la légère un transfert de compétence comme ça […] Ça me paraît raisonnable , lors du prochain conseil communautaire de demander un report du transfert de compétences pour 2022 […] aujourd'hui l'interco gère les gardes champêtres et l'école de musique, GEMAPI, c'est déjà un gros bébé, demain le service « eau et assainissement », c'en est un autre ». C'est toujours la position de Val d'Isère qui souhaite repousser ce transfert. Pour ce faire, il faut qu'au moins un quart des communes de la CCHT, représentant 25% de la population, s'y oppose. Aujourd'hui, Val d'Isère et Villaroger défendent le report et des communes comme Bourg Saint Maurice ou Seez pourraient les rejoindre. L'opposition à ce transfert de compétence à été voté à l'unanimité.

Au tour des comptes administratifs et comptes de gestion des budgets Équipements Culturels et Sportifs, Parkings, Eau et assainissement et ville pour 2018 d'être débattus. On retiendra les remarques de Patrick Martin sur le coût que représente l'entité Val d'Isère Tourisme, de Didier Bonnevie sur le coût spécifique de la patinoire et de Philippe Borel sur la propreté « catastrophique » des Parkings. Les comptes administratifs et de gestion sont votés à l'unanimité à l'exception du budget ville qui recueille le vote négatif de l'opposition.

Dans les questions diverses, Florence Costerg demande des informations sur l'utilisation du nom Val d'Isère pour le futur Hôtel Mademoiselle Val d'Isère et si le Palace devra verser des royalties. Le maire lui affirme que non, ce à quoi Pascal Narboni répond qu'il n'est pas possible d'utiliser le nom d'une marque sans contrepartie. Dominique Maire demande un bilan du Train Snow Express, Marc Bauer souhaite continuer cette opération, et déplore le fait qu'il n'y avait pas assez de chambres d’hôtels et d'appartements disponibles pour satisfaire la demande et qu'une trentaine de places supplémentaires auraient pu être vendues. Le séminaire de chirurgie esthétique, qui à pris place en même temps que le Snow Express, explique le manque de chambres d’hôtels disponibles. Marc Bauer souhaite définir la date du prochain Snow Express avec plus de finesse et de travailler pour disposer de plus de lits en appartements. Didier Bonnevie demande des explications sur la « cabane sauna » installée entre le rond point des Richardes et le Laisinant. Personne ne peut lui répondre. Didier Bonnevie continue et aborde le sujet du refuge du Prariond et souhaite savoir si le système d'égouts va être refait. Le maire, qui siège au Conseil d'administration du Parc de la Vanoise avoue qu'il ne sait rien mais qu'il demandera lors de la prochaine réunion en mai.

Enfin, parmi les questions diverses, il en était une qui sortait de l'ordinaire. 4 chèvres naines se sont échappées avant l'hiver de leur enclos au Fornet. Ces animaux redeviennent très rapidement sauvages. Ces biquettes passent depuis leur temps entre le haut du Fornet et parfois la limite de la réserve de la Baillettaz. Le Parc de la Vanoise a estimé que cela représentait un danger notamment en terme sanitaire pour les bouquetins évoluant dans cette réserve mais aussi très souvent à la lisière du Fornet qui n'est pas situé dans cette zone. Des craintes de transmission de maladie sont évoquées par le Parc. Le maire expliquait que les chèvres mâles étaient castrés et que ces chèvres étaient toutes petites et qu'il n'y avait pas de grands risques de rapprochement voire accouplement avec les bouquetins. Après de nombreux courriers envoyés au maire et aux élus, lesquels sont en copie à de très nombreux services de l'état comme la préfecture, ces derniers se sont étonnés hier soir, face à la difficulté de récupérer en pleine montagne ces animaux sauvages et très agiles, de la demande des services de l'État de devoir envisager un abatage. Le maire et les élus du Conseil ont exprimé leur désir de trouver d’autres solutions pour ces animaux.