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Les rendez vous du Conseil Municipal se suivent et ne se ressemblent en rien. Si la réunion de mars concernant le vote du budget 2019 avait duré près de trois heures, le conseil d'hier soir n'en a duré qu'une. La question du futur garage à chenillette était le principal point abordé mais c'est l'adhésion à l'ANMSM (L'Association Nationale des Maires de Stations de Montagne) qui aura provoqué le plus de débats. 14 conseillers étaient présents, les absents ayant tous donné procuration, sauf une élue. 7 personnes faisant office de public étaient présentes.

Le premier point concernait un échange de terrain entre la commune et la SARL Bergerie au niveau du hameaux du Legettaz. Il s'agit de créer un giratoire pour faciliter les demi-tours, notamment des bus à ce niveau. Une trentaine de mètres carrés seront échangés. Le vote s'est fait à l'unanimité.

Emmanuelle Vaudey, adjointe en charge des services techniques, présente ensuite au conseil le projet du garage à chenillettes qui sera construit dès le mois de mai au pied de la Joseray. Nous avions déjà évoqué ce projet lors du conseil municipal du mois de mars. Le maire en profite pour annoncer que la carrière de dépôts issus des terrassements du Manchet est désormais réhabilitée et qu'il n'y a plus besoin de remblais. Les déchets de terrassements, y compris ceux du garage à chenillettes, seront donc déposés dès l'intersaison au pied de la piste Épaule du Charvet, endroit nouvellement autorisé pour cela. Le coût des travaux de ce garage représente environ 2,5 millions d'Euros et le bâtiment pourra, une fois terminé, abriter six chenillettes et permettre d'y effectuer des réparations. Patrick Martin, leader de l'opposition, demande si une commission d'appel d'offre avait été mise en place. Emma Vaudey lui répond que non, que c'est elle et le maître d’œuvre qui ont étudié et choisi, selon une procédure spécifique, les entreprises qui effectueront ces travaux. Corinne Reversade s’exprime ensuite au nom de Pascal Narboni, élu de la majorité mais absent pour ce conseil. Celui-ci vote contre et souhaite s’expliquer. Il s'agit principalement de raisons esthétiques, l'élu estimant que le bâtiment sera trop visible depuis la piste, qu'il aurait pu être davantage enterré, dénonce l'absence de bardage sur les portes et critique l'aspect « plastique » de ce futur bâtiment, critiquant au passage l’esthétique du parking de la plaine de la Daille ou celui des chalets adjacents à la gare centrale. Emma Vaudey répond qu'il est impossible de faire un plaquage bois sur les portes du garage, trop larges qui ne sont donc disponibles qu'en blanc ou en noir. Le maire continue en disant que le propriétaire d'un hôtel adjacent et donc « directement impacté, autrement que Pascal Narboni qui vient faire du ski trois fois par an » préfère avoir un garage avec les véhicules à l’intérieur plutôt que de voir les chenillettes à l’extérieur. Emma Vaudey continue en disant qu'il n'était pas possible d'enterrer le bâtiment et de réduire son impact. L'élue continue, répondant à une question de Patrick Martin en disant que les portes seraient peintes en une teinte « imitation bois ». Dominique Maire revient sur les propos de Pascal Narboni qui évoquait les nouveaux chalets jouxtant la gare centrale et critique la « laideur totale » du bardage de ce bâtiment. Le maire répond : « Pascal avait fait une fixation sur ce bardage, on est allé voir ce bardage en bois massif. Il a peut être un côté trop bien fini qui donne cet aspect verni ». Le maire affirme qu'en vieillissant cet aspect sera gommé et continue « je sais pas, Pascal a fait une petite fixation là dessus [...](s'adressant à Dominique Maire qui acquiesçait les propos) ça doit être l'âge au bout d'un moment on a des tocs sur des choses, donc il faut se méfier ». Pascal Narboni, vote contre, le reste du conseil vote pour.

D'autres points ont ensuite été évoqués, dont les tarifs du Bike Park, la zone de pistes VTT de l'envers de Bellevarde et de Tignes, pour l'été à venir. Le forfait journée sera de 10€, 38€ pour une semaine et 35€ pour le forfait saison adultes. À noter que les remontées mécaniques continueront à être gratuites pour les piétons. Tarifs votés à l'unanimité.

L'adhésion à l'Association Nationale des Maires de Stations de Montagne (ANMSM) est ensuite mis à l'ordre du jour. Le coût, 65 000€, fait immédiatement tiquer « Ça vaut le coup » ironise Dominique Maire. Le maire se défend, il explique que ce tarif est lié au nombre de lits de la station, qu'une grosse partie de cette somme sert à financer France Montagne, une association qui promeut le tourisme à la montagne en général et dont le budget est le quart de celui qui sert à faire la promotion des Alpes suisses précise le premier magistrat. C'est notamment France Montagne qui est à l'origine du slogan « La montagne, ça vous gagne ». Plusieurs critiques fusent, notamment de la part de Michel Bobby, qui finira par s'abstenir : « le problème c'est que, quand il font une belle opération, ils nous demandent des rallonges , 65 000€ c'est trop cher, Marc. C'est beaucoup de brassage d'air et beaucoup de blabla ». Marc Bauer lui répond que ce coût n'est pas si élevé si on le compare à celui d'une campagne publicitaire à la télévision, qu'il estime 100 fois plus onéreuse. Philippe Borel continue en affirmant : « Pour venir de Paris à Val d'Isère il n'y a toujours pas de trains , toujours pas de bus, c'est la catastrophe, de ce côté là, ils n'ont rien fait ». Le maire rétorque que toutes les stations de Haute-Tarentaise sont adhérentes, faisant appel à l'esprit de cordée, cher à Gerard Mattis (1er adjoint). Véronique Pesanti-Gros (opposition) demande si les intercommunalités sont adhérentes à l'ANMSM, rappelant que la compétence tourisme est désormais entre les mains de la communauté de communes. On lui répond que certaines stations le sont mais pas Val d'Isère qui a une dérogation pour assurer sa propre promotion. A l’exception de Michel Bobby qui s'abstient, cette adhésion est votée à l'unanimité. Il a été souhaité d'autre part que Jean Marc Silva, le directeur de France Montagne, vienne présenter aux élus ses actions.

Audrey Nalin présente ensuite plusieurs subventions allouées à des associations. Le maire précise que depuis le début de son mandat, une enveloppe globale de subventions est votée par le conseil municipal et que la commission ''Vie de village'' décide ensuite de la répartition des fonds. Val d'Isère verse donc 2000€ à l'AFM Téléthon, 500€ à l’association ''Chats sans toits'', 200€ à l'amicale des donneurs de sang, 300€ à ''Judo Tarentaise'', 400€ à l'association les ''Saint-Exupériens'', 1500€ à la ligue nationale contre le cancer et 400€ à l'association ''St Michel''. Ces subventions sont votées rapidement et à l'unanimité.

Enfin, la tarification des transports scolaires en milieu de semaine est votée. Cette année, le coût pour une famille dont l'enfant utilise ce service est de 218,10€. Ce point est voté à l'unanimité.

S'ensuit une courte session de questions diverses à laquelle le public et Radio Val ont pu assister. Patrick Martin évoque la réunion de rendu de travail ''Expérience Utilisateurs'' et en profite pour demander un état d'avancement de la ''ZAC du Coin''. Marc Bauer affirme que même si le service de bagagerie confié au ''Garage'' d'Adrien Covarel avait vocation à être seulement temporaire, celui-ci sera pérennisé dans les années à venir. Les travaux de la tranche 1 de la ZAC sont toujours bloqués par les différents recours.

Jane Griffiths souhaite évoquer la suppression de deux bus entre Val d'Isère et Bourg St Maurice, ce qui pénalise locaux et vacanciers.

Le prochain conseil municipal aura lieu le lundi 29 avril. C'est un conseil important puisqu'il s'agira de valider les comptes administratifs de l'exercice 2018.