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11 points étaient à l'ordre du jour hier soir à la maison Marcel Charvin pour le premier Conseil municipal de 2019. 17 élus étaient présents devant un public de 11 personnes. Conseil assez technique qui n'a pas provoqué de débats passionnés ou d'attaques incisives de la part de la majorité ou de l'opposition mais qui a néanmoins suscité quelques interrogations et différences de points de vue.

Le premier point concernait les dates d'ouverture des prochaines saisons estivales et hivernales. Val d'Isère tourisme avait proposé les dates du 29 juin au 1er septembre, la glacier du Pissaillas étant ouvert aux skieurs du 08 juin au 12 juillet prochain, avec une possibilité de prolonger l'ouverture de quelques jours si les conditions le permettent. La prochaine saison d'hiver s'étalera du samedi 30 novembre au dimanche 03 mai 2020. Cette décision a été prise à l'unanimité. Patrick Martin rappelle le passage du Tour de France au col de l'Iseran le 26 juillet prochain et demande si la STVI pourrait ouvrir la chaîne de remontées mécaniques du Fornet au Vallon pour que le public puisse assister au passage des coureurs au sommet du col. Le maire lui répond « Ils sont pas très chauds pour ouvrir le télécabine, parce que c'est assez compliqué à mettre en œuvre, mais on peut demander, ça coûte rien »

Les points 2 -3 et 4 concernaient un chemin au Crêt. La maire précise en préambule « il y a un chemin existant que tout le monde emprunte. Pour nous c'est le vrai chemin, mais le chemin officiel, cadastré se situe en amont dans le talus ». Il s'agit donc de « désofficialiser » ce chemin au profit de celui emprunté par les promeneurs. L'emprise de cet ancien sentier est aujourd'hui proposée à la vente. Véronique Pesanti-Gros demande si un relevé de géomètre à été fait, ce à quoi le maire répond qu'un expert passera au printemps prochain pour inscrire sur les cartes le tracé officiel du nouveau chemin. Les quatre membres de l'opposition votent contre ces trois points avant que Patrick Martin ne précise qu'un terrain adjacent de 180m² avait été vendus et qu'aujourd'hui, avec la vente de la parcelle de cet ancien chemin, la superficie du terrain vendue monte à 234m². « C'est souvent un point qui nous oppose continue le leader de l'opposition  quand est-ce que l’acquéreur paye ? » Marc Bauer répond que le paiement va se faire immédiatement après la signature de l'acte notarié, aux prix de 3000€/m² « au prix Dominique Maire » ironise le premier magistrat, avant que l’intéressée ne le corrige en lui disant que ce prix était de 3200€/m² (depuis le conseil municipal du 05 septembre 2018) « Marc, vous ne vous y êtes pas fait hein ! » rigole l'élue de l'opposition. Celle ci continue en s'étonnant que le nom de l’acquéreur n'était pas indiqué ce à quoi Marc Bauer répond qu'il s'agit de « la fille de Michel Covarel »

Les points 5 – 6 et 7 sont eux aussi liés. Il s'agit, là encore d'une vente de parcelle mais cette fois ci du côté de l'ancienne gare centrale à monsieur Casseres. Si ces deux premiers points concernent des ventes de parcelle, le point 7 restait difficilement compréhensible pour le grand public, sobrement intitulé « Délibérations rapportées - Foncié ». Le maire commence alors un long exposé, assez technique. Nous allons ici tenter de simplifier au maximum. Lors d'un conseil municipal précédent, les élus avaient autorisé la vente du terrain pour la construction de la résidence Izia (En rouge sur la carte). Des servitudes de passages et techniques avaient été alors votées en juillet 2017 par le Conseil. Ces servitudes comprenaient un abandon de prospect pour la future construction voisine du Turios 2 (en bleu sur la carte. Le retour de la piste Santons est indiquée en vert). Malgré ce vote de juillet 2017, le maire est revenu sur ce dossier en déclarant à propos de servitude de prospect : « Je pense que c'est quelque chose qu'il faut abandonner à l'avenir ». Un prospect permet de construire plus grand dans le cadre d'accord donnant avantage aux différentes parties. C'est ce qui était initialement prévu avec les nouvelles constructions des Turios grâce au vote de juillet 2017. Mais le maire explique : « Demain le terrain est vendu à la copropriété ici, puisqu'on vient de délibérer sur les deux derniers points; c'est pas moi qui doit signer l'abandon de prospect, c'est au nouveau propriétaire [donc monsieur Casseres NDLR]. C'est pour cela que l'on retire cette délibération et que le jour de la vente, le nouveau propriétaire signera directement les servitudes avec les Turios ». "Je range le stylo et le passe à Casseres pour signer à ma place" rajoute un peu plus tard le maire. Patrick Martin s’interroge : « Marc, imagine que demain le permis, comme c'est fort probable, tombe. Ils ne construisent plus. Ils n'ont donc plus besoin de servitude de passage, plus besoin d'abandon de prospect, ça veut dire; nous on reste chez nous, vous, vous restez chez vous. Est ce que, sans cette servitude, monsieur Casseres a la possibilité de desservir son bâtiment et d'en assurer la sécurité ? ". S'ensuivent des débats très longs, très techniques, Pascal Narboni affirme qu'il faut ouvrir le débat : « Le plus logique, ce serait d'arriver à ce que toutes les copropriétés protagonistes se réunissent et arrivent à une médiation parce que sinon, ils sont partis les uns et les autres pour des années de procédure » Après près de 30 minutes de débats techniques, l'opposition vote contre ce point.

La suite est plus facilement accessible. Emma Vaudey propose , pour le futur garage à chenillettes , l'utilisation d'une chaufferie à bois et affirme qu'il est possible de demander des subventions à la région pour le financement de son installation. Philippe Borel demande si une étude géothermique avait été entreprise , ce à quoi répond oui la seconde adjointe, mais que l'installation n'était pas rentable. Le point est voté à l'unanimité.

S'ensuive une signature de convention entre le docteur Mas et la crèche communale, votée à l'unanimité, ainsi qu'une subvention de 60 000€ au CCAS.

Avant dernier point : la convention d'objectifs du Club des Sports. Pour 2019, la subvention accordée au Club par la commune à baissé de 5%, passant de 1,5 million d'euros, à 1,41 million d'euros. Cette tendance à la baisse des subventions communale est globale et concerne d'autres associations et acteurs de la station. Dominique Maire se réjouit d'une gestion rigoureuse de l'argent publique mais aurait préféré être informée avant. Philippe Borel nuance en affirmant que cette baisse implique des choix budgétaires et que dans le cas du Club des Sports, décision à été prise d'annuler l'épreuve de Coupe d'Europe, ce qui peut être critiquable. L'opposition vote contre en précisant qu'elle n'a pas d'élu de son groupe dans la représentation communale de cette association.

La convention d'objectifs de Val d'Isère Tourisme vient terminer ce conseil. Là encore, la structure a perdu 5% de subventions cette année. Dominique Maire reproche que la convention d'objectifs ne soit pas incluse dans les documents relatifs au conseil, ce à quoi il lui est répondu que la convention est la même depuis 3 ans. L'opposition vote contre cette convention, en raison de "l’opacité de la gestion financière de la SEM".

Au titre des questions diverses, la date du prochain conseil est demandée ; ce sera le 18 mars. Le maire, qui semblait enclin à laisser cette séance ouverte à tous, finit par demander le huit-clos au public ainsi qu'a Radio Val. Nous ne pourrons donc, avec regret, vous faire l'écho des représentants du peuple avalin de la fin de cette séance.