X (FERMER)

« Retour aux Infos Avalines


13 conseillers municipaux et 10 spectateurs ont assisté mercredi soir à la deuxième session de mars du Conseil Municipal. Un conseil moins brouillon, plus discipliné que celui de la semaine dernière, ce qui a augmenté la qualité des explications et des débats entre la majorité et l'opposition.

Pour commencer, le conseil a validé la démolition de la gare de départ de la Daille pour la construction de la nouvelle télécabine éponyme. Patrick Martin soulève le fait que le partenaire STVI est « un peu léger » pour la maîtrise des règles d'usages avec le voisinage et sur le calendrier « tardif » de ces propositions : « Le permis qui est présenté est difficile à tenir ». Véronique Pesenti-Gros parle du chalet attenant estimant que les prospects ne sont pas respectés rajoutant que le projet a été modifié par la STVI il n'y a pas longtemps. Le maire répond que pour être agréable à la copropriété de la Daille, la petite cabane en bois va être démontée et "le technique" à l'intérieur sera rapatrié dans ce chalet. « La boîte extérieure est plutôt réussie. Mais s'il y a une dizaine de centimètres dans le prospect, on corrigera » conclut-il.

A propos du téléski de Semanmille, le maire a précisé que le téléski actuel doit être démonté mais qu'il garde l'idée de la Commission Montagne qui souhaite reconstruire une remontée afin d'assurer la qualité du stade de slalom situé à ce niveau.

Le Conseil a débattu sur le dépôt de permis de construire pour un bâtiment d'habitation à l'Adroit. La construction de la digue pare-pierres permet un meilleure sécurisation de l'endroit. Il s'agit d'un projet de construction de 112 logements en partie pour les employés. Ce premier permis de 50 logements sera au nom de la commune avant un transfert vers le maître d'ouvrage. Le maire explique que les nouvelles législation comme la loi NOtre sont « inquiétantes ». « L'état prévoit des gestionnaires de logements sociaux gérant dorénavant 15 000 logements ». La SEM Sacoval ne pourra jamais en avoir autant. Le souhait de la municipalité est de rester indépendant et la « SEM Sacoval fonctionne bien ». Le maire s'inquiète du risque de « ne plus avoir la gouvernance de nos logements comme les réfections et les attributions. Il faut trouver une solution ».

Les élus ont validé la convention de la Loi Montagne pour l'extension que les propriétaires de l'hôtel La Tovière prévoient de réaliser. Véronique Pesenti-Gros se demande si, dans cette extension, il y a du logement du personnels. « Seules les chambres professionnelles sont incluses dans la Loi Montagne » répond le maire. La convention est signée pour 25 ans.

Les élus ont validé le fait que l'extension d'un étage du bâtiment de la pompe à essence n'a pas de possibilités de construire les places de parkings attenantes. La commune louera à long terme les places correspondantes dans un des parkings couverts de la station. Le montant demandé au constructeur est de 96 120 Euros TTC. Le maire explique que cette solution n'est pas satisfaisante. Le leader de l'opposition se demande si l'on doit continuer ce type de politique. Mais il est fait le constat que ça n'est non plus pas une mauvaise affaire pour la commune. Cette dérogation était prévue avec le délégataire SAGS. Le maire annonce qu'il travaille sur un parking souterrain pour les Richardes 3, vers l'UCPA et au Fornet. Cette station-essence deviendra prochainement une station Total.

La convention Loi Montagne de la tranche 1 de la ZAC le Coin, où un hôtel et une résidence de tourisme sont prévus, doit être validée pour déposer le permis de construire. Cela concerne la partie basse du projet. Véronique Pesenti-Gros se demande pourquoi cette convention est signée avec la ZAC et non pas le promoteur. La réponse est que la ZAC définit les règles et la loi montagne définit la destination. Patrick Martin demande où la commune en est concrètement après la destruction de la gare routière dans ce projet. Le maire répond que « ça ne va jamais aussi vite qu'on le souhaite ». Précisant une réunion il y a 10 jours avec les services de l'état, le maire explique que « c'est un jeu de domino » notamment avec la loi sur l'eau et l'obligation de réaliser un certain nombre d'ouvrages. Ces ouvrages permettront à l'état de s'engager à valider les permis de construire. Le promoteur a assuré au maire qu'il y avait de bonnes avancées avec les propriétaires. Selon le maire, si le promoteur finalise d'abord avec la famille Vaquier, le projet pourrait commencer par le haut. « Cela permettrait de gagner un peu de temps sur les travaux du bas » permettant aux obligations liées au PPRI de se réaliser comme la plage de dépôt et d'autre ouvrages. « Si tout se fait comme ça, les permis pourraient être délivrés en 2019 ». « Il n'y a pas eu d'obstacles obligeant de faire marche arrière » rassure le maire rajoutant "On n'est pas encore au but mais on n'a jamais été aussi près".

Les tarifs STVI été 2018 ont été exposés. Les remontées mécaniques pour les piétons seront gratuites. Tignes souhaitant supprimer la gratuité, Val suit cette décision. On fera payer les VTTistes à la journée pour 10 euros par jour, 25 Euros pour l'été et 14 Euros pour les jeunes résidents à Val, y compris les enfants de co-propriétaires. Le maire affirme qu'il est normal d'appliquer une tarification sur le Bike Park du fait de l’entretien des pistes de VTT. D'autres forfaits seront disponibles notamment pour les activités du village et le Bike Park. C'est Val d'Isère Tourisme qui récolte cet argent pour l'entretien des pistes.Le maire explique que les 3 remontées d'été coûtent 150 000 euros financés par une redevance de +0,5% appliquée au forfait hiver.

Le maire est intervenu à propos de l'enquête « Parcours Clients » qui a été diligentée cette saison. Dans le retour d'enquête, il apparaît que la signalétique sur le domaine est insuffisante. Une décision a été prise pour créer une nouvelle signalétique sur les pistes. Patrick Martin soumet l'idée de revendre les anciens panneaux. Marc Bauer précise que ces panneaux sont en adhésif et n'ont pas le charme des panneaux en bois. Patrick Martin rajoute à propos du Parcours Clients que la clientèle haut de gamme est satisfaite et que le client normal n'a pas droit à tous les services et conforts de cette clientèle premium. Le maire confirme qu'avec les horaires d'arrivées ou de départs en décalage avec les remises de clés, il y a un problème. Florence Costerg rappelle que dans cette enquête, 90% des gens sont satisfaits.

Les élus ont validé la convention d'objectifs avec l'association Vivre Livre. Audrey Nalin a représenté cette convention avec l'adjonction du budget qui a été voté. Patrick Martin lit un mot de Dominique Maire, absente, comme quoi elle soutenait cette association.

Les élus ont planché sur le réglement intérieur de la crèche les Bouts d'choux. Dorénavant, la crèche est ouverte du dimanche au vendredi aux dates d'ouvertures de la station de la saison d'hiver. Elle sera ouverte du lundi au vendredi de l'ouverture printanière à l'ouverture de la saison d'hiver. Elle sera ouverte de 8h à 18h de mi-novembre à la fermeture printanière et de 8h30 à 18h l'été. Les enfants devront par ailleurs avoir leurs 11 vaccins.

Discussions autour de la convention de l'Association Audiovisuelle et Musicale de Val d'Isère présentée par Florence Costerg qui rappelle sa mission d’intérêt public en confiant son expérience à la radio. Le service rendu est globalement plutôt bon constate le maire. Florence Costerg précise que les photos et videos réalisées depuis de nombreuses années font aujourd'hui partie du patrimoine avalin.

En questions diverses :

Philippe Borel constate une station sale en fin de saison et souhaite un « bon coup de propre » avant Pâques. Le maire rajoute que l'enneigement important a dégradé beaucoup d'aménagements et qu'il sera compliqué de remettre tout en état avant l'été. Ema Vaudey précise que 30 tonnes d'enrobés à froid ont été déposés pour boucher les trous dans les rues. Florence Costerg se plaint de la saleté et débordements des Moloks. La commune répond être consciente du problème exposant par exemple que certains TO jettent leurs poubelles d'une semaine en une seule fois.