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Les travaux de ce lundi sur les différentes remontées mécaniques du secteur de Solaise ont démontré, s'il en était besoin, la formidable expérience des hommes de Val d'Isère Téléphériques. Ces acrobates des pylônes défient les lois vertigineuses de la gravité pour aménager le domaine skiable et entretenir les installations. Lundi dernier, le grand bal de l'hélicoptère a permis d'acheminer des tonnes de matériels sur les « lignes » s'étalant entre le Pisaillas et le haut du domaine de Solaise. Tout a commencé au petit matin par une dépose de 5 hommes pendus en même temps à un câble au sommet de la crête des Leissières à 2903 mètres d'altitude. Ce transport d'hommes est rare et très spectaculaire puisqu'il se fait en « grappe », chacun étant retenus par un baudrier, les bras des uns sur les épaules des autres. Ils forment un cercle, accrochés par un seul câble à l'hélico qui les a déposés. Le premier travail a consisté a remettre en place les balanciers du télésiège débrayable des Leissières. Un travail d'expert qui se fait au millimètre, l’hélicoptère, en l'occurrence un Super Puma, doit amener cette barre métallique garnie de galets dans son axe solidaire de la potence du pylône. Les hommes sur place sont positionnés en haut du mât et doivent se pencher dans le vide pour diriger cette pièce de plusieurs centaines de kilos. Plus loin, le gros aéronef est allé sur la ligne du nouveau télésiège de la Datcha, sur celle du futur téléski des 3000 qui, après des années d'arrêts, va être remis en fonctionnement, et au téléski des Montets. Ce téléski a la particularité d'avoir son assise sur le glacier et « bouge » en fonction de l'avancée de la glace. Il faut donc périodiquement démonter 2 pylônes pour les remonter plus haut. Ces opérations nécessitent un grand savoir-faire. Les ouvriers manipulent des charges très lourdes dans des pentes parfois très raides et souvent dans le vide. Le pilote suisse du Super Puma, grand professionnel, doit aussi garder une grande maîtrise de sa machine. Ce jour-là, il a effectué 16 rotations de charges avec une météo qui évoluait défavorablement au fil de la journée. Tout cela se fait pour que, l'hiver arrivé, les skieurs puissent bénéficier du domaine skiable sans s'imaginer, un seul instant, qu'il y aura eu pendant l'été au même endroit des hommes et des machines à la précision extrême pour construire ces remontées mécaniques.

 

Benoit Launay