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17 conseillers municipaux ont participé ce vendredi soir à la session du Conseil du mois de février. Un public d'une petite quinzaine de personnes était présent. Plus important qu'à l'accoutumée, il était principalement venu pour suivre les débats liés aux budgets.
Pour commencer le conseil, les élus ont du valider le compte rendu du précédent Conseil  qui avait été, pour le moins, assez animé. Dominique Maire se demande pourquoi ce document ne rend pas compte des questions diverses. Le maire a répondu que les questions diverses étaient en dehors de l’ordre du jour du Conseil. De ce fait, elles n'ont pas lieu d'apparaître. C'est une règle dans les conseils a affirmé le premier magistrat de la commune.

Le premier point à l'ordre du jour fait état de la construction du projet de la Télécabine TC 10 de Solaise. Un permis de construire a été déposé par Val d'Isère Téléphériques, cette demande se fait sur une parcelle communale. Le conseil a autorisé cette demande. Pascal Narboni pense le projet intéressant. Il pense néanmoins que l’intégration doit être esthétiquement réussie dans le paysage. « Il y a peu de choses pour que les choses s'améliorent significativement. La simplicité est un gage d'une meilleure intégration ». Le maire répond que le toit végétalisé est une demande de l'état. Les observations seront déposées en commission d'urbanisme. Michel Bobbi souhaite connaître la ligne des pylônes. Le bâtiment de la gare supérieure, ainsi que l'aménagement de la Tête de Solaise avec les tapis remplaçant les télésièges doivent être terminés pour le début de l'hiver prochain. Patrick Martin regrette avec ce projet de ne plus aller « ski au pied » sur Solaise. Ces installations sont la première tranche de l'avenant numéro 9 que l'opposition n'a pas voté. Le maire précise que l’autorisation de déplacement de Silène de Suède a eu un avis favorable du CNPN. Une réunion avec l'architecte des bâtiments de France s'est déroulée il y a 15 jours et on attend les autorisations.

Dans la foulée, le Conseil a accepté l'installation des tapis roulants sur des parcelles communales à la tête de solaise. Pascal Narboni s'inquiète de l'esthétique pensant que les bulles recouvrant les tapis ne seront pas belles l'été. Selon Pascal Narboni, un petit investissement supplémentaire pourrait améliorer le site à côté de l'Ouillette.

Le conseil a examiné le budget de la Régie des Pistes dont l'économie des charges réalisée par rapport à l'année dernière est de 191 216 euros sur un total de fonctionnement de 6 492 685 Euros. « C'est un budget prudent » a précisé le maire. Le parc de la régie est de 17 dameuses et la régie tente de les garder 5 ans au lieu de 4 autrefois. La régie va effectuer des équipements de pare vents permettant d'enneiger des pistes et de conserver la neige. « Nous avons la volonté d'améliorer la qualité et l'entretien de la neige » précise Gérard Mattis, vice président de la Régie. « On entend dire l'inverse » affirme Philippe Borrel « les pistes de retour sont supergelées » rajoute-t-il. Gérard Mattis contredit ces propos en précisant que le déficit de neige naturelle est à l'origine de ce phénomène. Dominique Maire précise que, sans être une professionnelle en la matière, le passage des dameuses était un peu trop rapide et qu'un passage plus lent pourrait aérer la neige. « Il y a de la glace sur la Mangard ». Emmanuelle Vaudey précise que les phénomènes de températures expliquent aussi la neige dure. Michel bobbi : « Faut pas rêver, toutes les pistes du bas dans toutes les stations sont gelées car c'est de la neige de culture. C'est partout pareil ». « On est tellement les meilleurs qu'on perd des clients chaque jour » termine Philippe Borrel. Gérard Mattis précise que l'entretien des pistes l'été est essentiel. Didier Bonnevie remarque que les prestations pour le Snowpark sont de 320 000 Euros or, les « sauts ne sont pas tous en place pendant les vacances de Paris ».  Marc Bauer rappelle la difficulté de mise en place à cause du manque de neige mais il précise qu'un travail sur la réorganisation du snowpark est en cours afin d'être plus efficace. Il expose le fait que des bosses pourraient être construites l’été pour avoir moins besoin de neige l'hiver pour les ouvrir. « 320 000 Euro pour un service aussi court, c'est un service cher » précise Véronique Pesenti-Gros. Patrick Martin se satisfait qu'un des membres de l'opposition fasse partie de la commission de la Régie des Pistes. « Nous sommes là pour avancer ensemble » a précisé Gérard Mattis. Philippe Borrel affirme que l'opposition est là pour dire les remontées des clients.

Le conseil a approuvé l'augmentation des tarifs du forfait de ski de 3,92%. Dans cette augmentation, il y a l'augmentation de 1,5% permettant la gratuité des remontées l'été. Gérard Mattis précise qu'il y a 5 périodes de tarifications dont la plus basse est 35% moins chère que le tarif normale. Le maire trouve que cette augmentation est supérieure à l'inflation et qu'il n'en est pas satisfait mais ces augmentations sont contractuelles. Néanmoins, le maire demande des efforts sur les tarifs de début  de saison et des améliorations sur les tarifs de familles. Gérard Mattis note les modifications de comportements des skieurs, notamment sur les amplitudes de pratique du ski dans une journée : « Il y a une réflexion à mener à ce propos ».  Dominique Maire se demande pourquoi la STVI ne baisse pas le prix des forfaits alors qu'elle est en baisse de chiffre d'affaire : « Je me dis : on va dans le mur ». Gérard Mattis dit qu'il fat privilégier les tarifs famille pour attirer une nouvelle clientèle. Marc Bauer « Bien sûr que ça nous paraît cher mais il faut voir qu'une remontée mécanique coûte 15 millions d'Euros et une machine 400 000 Euros,  Le ski nautique d'une demi heure en bord de mer coûte le prix d'une journée de forfait ». « Pour être compétitif en fin de saison, il faut baisser le prix des forfaits de 50% » souhaite Gérard Mattis. Véronique Pesenti Gros s'interroge sur le contrat Evian et l'obturation des cabines.

Saison estivale 2015 : Ouverture du ski d'été le 06 juin avec l'entraînement de la FFS jusqu'au 14 juillet. Ouverture de la station le samedi 27 juin jusqu'au dimanche 30 août 2015. Pour la saison d'hiver : Ouverture samedi 28 novembre 2015, fermeture dimanche 1 mai 2016. Pour Patrick Martin, « à une époque on allait un peu plus loin dans mai et c'est dommage, et il y a un produit ski de randonnée à développer. Il y a 150 000 personnes qui pratiquent le ski de randonnée et il y a un marché. »

Le budget total de la commune, comportant le budget principal et les budgets annexes, estimé pour 2015 est de 63 156 529 Euros. Le budget de fonctionnement baisse de 0,88% s'élevant à 35 975 907 Euros. Le budget investissement est de 27 180 622 Euros, en baisse de 10,19%. Ce budget a été construit sans perspective d'augmentation d’impôts. « Maîtrise des coûts de fonctionnements avec dynamisme des investissements et le tout à taux d'imposition constant » a présenté le maire. Sébastien Frison, élu en charge des finances, a présenté ce budget. Il a présenté les investissements phares prévus en 2015 : 2 541 162 d'Euros pour l'aménagement de la maison de Val, la 2ème tranche des travaux de rénovation de l'école primaire de 170 000 Euros, les travaux d'enrobés de 450 000 Euros, l’acquisition de 2 chenillettes pour 752 600 Euros, les réseaux d'eau pour 495 440 Euros, les pistes VTT pour 99 000 Euros, les réseaux de la rue Nicolas Bazile pour 488 000 Euros, la Zone du Coin pour  219 400 Euros, la prévention des risques naturels pour 170 483 Euros, les Catex pour 324 786 Euros. Le maire alerte les élus sur les baisses importantes des aides de l'état. La dette de la commune est au 1er janvier de 36 694 259 Euros. Patrick Martin remercie Sébastien Frison pour son travail mais « il y a une chose qui nous sépare, ce sont les investissements ». « On vend les bijoux de familles. On va dépenser, pour la maison de Val, 2,5 millions d’euros. Dans quelques années on va déplacer beaucoup de choses et je ne vois pas l'intérêt pour nos clients. La maison n'est pas un investissement aussi important que cela ». Le maire : « On a pesé le pour et le contre. Et ça ne va pas faire augmenter de 10% nos clients demain. En 2016, le gros investissement, c'est la réhabilitation de l'ancienne piscine en salle polyvalente. Souvenez-vous du Centre aquasportif, on faisait du catastrophisme en 2007. Demain, au cœur du front de neige, on aura cette salle où on organisera tous les événements. On parle de la réorganisation des Championnats du Monde pour 2023 ou 2025. Pour ce qui est de la Maison de Val, dans notre campagne électorale, on avait promis de favoriser un renouveau des associations locales. En plus on sait que le cinéma sera fermé le 31 août 2015. Aujourd'hui on arrive à tout rentrer dans la maison de Val. Demain, on aura un pôle culturel dans lequel on remettra la médiathèque, le musée de Val, le cinéma servant d’amphithéâtre polyvalent pour le Centre des congrès et le pôle de la population géré par la  mairie. On regroupe tout ça. Grâce à cela, on aura tout à Val. Il faut voir le verre à moitié plein. Je suis convaincu que l'ensemble des équipements, ça sera bien pour la station. Es-ce que l'on met Vie Val d'is ? Cette association est dynamique. N'ayons pas peur à priori. Si, après il faut réglementer, on verra ». Emma Vaudey rappelle que le cinéma de Tignes est très éloigné et 2,5 millions d'investissement, c'est 1700 Euros au m². « On dépense 380 000 euros aujourd'hui pour le fonctionnement actuel éparse.  Aujourd'hui, on peut tabler sur une économie de 50 000 Euros en regroupant tout ça » affirme le maire.   Dominique Maire : « Il faut offrir des activités culturelles, mais je suis désespérée de voir la rue principale consacrée aux magasins de sports et aux restaurants. Je regrette qu'on désertifie le centre culturel, heureusement qu'on ne peut pas déplacer l'église car on la retrouverait au CHO ». Emma Vaudey précise que « c'est un choix que j'assume, je veux bien les critiques mais apportez-moi des solutions ». « Ce budget que l'on présente ce soir est plutôt bien. Notre village et notre station ne se portent pas trop mal. On peut continuer sans être trop négatifs » rajoute le maire. Face à cette divergence de point de vue,  l'opposition a voté contre.

À propos des projets de parkings du Fornet. Le maire a précisé que la mise en place de ces projets dépendait du nouveau PLU et que celui-ci prendrait plus de temps qu’imaginé au départ.  Les études pour ce PLU sont en cours mais il faudra attendre un an et demi si tout se passe bien. « Économiquement, c'est un sale coup » a précisé le maire.

En questions diverses :
Dominique Maire repose la question sur le projet de la fusion SEM-Office du Tourisme. « Il y a eu un coup de semonce il y a un mois. J'ai eu un entretien franc et un peu vif avec la directrice de l'Office du tourisme. On a évoqué le dossier avec la SEM. Un conseiller viendrait la 1ere quinzaine de mars pour présenter un dossier. J'ai rencontré l'Office du tourisme, un bureau de l'Office sera organisé avec les élus membres de l'Office pour exposer le projet. On a repris le comité de pilotage.  On s'est pris les pieds dans le tapis mais on a repris la bonne direction » a précisé le maire.

Philippe Borrel demande ce qu'il se passe avec la conciergerie de la Gare Routière.  « Pour les taxis, ça a l'air de fonctionner. Pour ce qui est des retours clientèles, on n'en a pas eu » a répondu le maire.

Didier Bonnevie demande où en est le projet des chemins d'été ? Réponse : ces projets, notamment le chemin des 7 Chapelles,  sont au budget.

Une étude a été lancée par Tignes pour connaître l'opportunité de continuer à s'appeler l'Espace Killy.

Les élus ont déploré la paralysie de l'autoroute de samedi dernier. « C’est du sabotage » a précisé le maire.

Prochain conseil le 03 avril